L’animateur de la LMM, Steven Slab, à l’avant, en compagnie des analystes Andrémarc Walker (Marc André Fortin) et Léopaul Carter (Paul Bradley)
L’animateur de la LMM, Steven Slab, à l’avant, en compagnie des analystes Andrémarc Walker (Marc André Fortin) et Léopaul Carter (Paul Bradley)

Ligue mondiale de la menterie: bonjour les histoires à boire debout

Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est
«Trumperies», fausses nouvelles, théories du complot, les temps sont durs pour la vérité. Des conteurs et conteuses ont aussi eu envie de se prêter au jeu du mensonge, mais cette fois par pur plaisir. Bienvenue dans le sympathique univers de la Ligue mondiale de la menterie!

La LMM pour les intimes se targue d’organiser le premier concours virtuel de menteries au monde, et de regrouper «les meilleur(e)s menteur(se)s de la planète, voire même de la galaxie». Dans les faits, ses membres sont majoritairement des conteurs du Québec, auxquels se joignent quelques Français et un Italien.

Le but du jeu : raconter au «je» une anecdote de six à dix minutes que les internautes peuvent visionner sur la page Facebook de la ligue, avant de voter pour ce qu’ils considèrent comme la meilleure menterie.

Sur les 16 participants de la première ronde, huit sont déjà passés au tour suivant, soit deux pour chaque division : la Littorale, la Métropolitaine, celle des Cantons et l’Outre-mer. La seconde ronde prendra son envol le 16 août prochain.

Le concept, librement inspiré de la balle donnée, en utilise généreusement les références et l’esprit amical. En plus des matchs, des divisions et des rondes, l’animateur se surnomme Steven Slab et l’analyse «pointue» des performances est assurée par des dénommés Carter et Walker...

Celui qui incarne Léopaul Carter, c’est Paul Bradley, conteur bien connu de Waterloo et l’un des fondateurs de la LMM. «On est un trio. L’idée est de Steven, qui a lancé le concours virtuel ayant mené à la création de la ligue. Marc André et moi, on s’est greffé à lui», explique M. Bradley.

Il rappelle que l’objectif d’une telle ligue était d’abord d’interpeller le plus grand nombre possible de conteurs et d’amateurs des arts de la parole. «Le but, c’est que la parole triomphe.»

Le match ultime — prévu le 6 septembre à l’issue de la deuxième ronde — mettra en vedette les deux meilleurs menteurs du groupe. Le grand gagnant de cette première saison repartira avec un simple trophée, car seul l’honneur est ici en jeu!

«On est super contents de la participation de nos ‘‘menteurs’’. Ils sont tous très différents et on se rend compte que l’angle qu’ils adoptent diffère selon les régions. Chacun joue sa propre carte. Et la qualité des performances nous a agréablement surpris», se réjouit Paul Bradley.

Assez pour avoir envie de voir la ligue perdurer. «On a espoir de l’ouvrir à toute la Francophonie.»

À la demande générale, les performances des menteurs sont aussi diffusées sur YouTube.