Leylah Fernandez, âgée de 17 ans et classée 111e au monde, n’a pas été brisée une seule fois par Anna Blinkova.
Leylah Fernandez, âgée de 17 ans et classée 111e au monde, n’a pas été brisée une seule fois par Anna Blinkova.

Leylah Fernandez surprend Blinkova à New York

La Presse Canadienne
NEW YORK — La Lavalloise Leylah Annie Fernandez a surpris la Russe Anna Blinkova 6-1, 6-4 au premier tour du tableau des qualifications en vue de l’Omnium Western & Southern, jeudi après-midi.

L’adolescente âgée de 17 ans, classée 111e au monde, n’a pas été brisée une seule fois par Blinkova, la deuxième tête de série du tableau des qualifications. De plus, elle ne lui a concédé qu’une seule balle de bris.

Les joueuses doivent remporter deux matchs de qualifications afin d’obtenir leur laissez-passer pour le tablau principal de ce tournoi préparatoire aux Internationaux de tennis des États-Unis.

Ce tournoi se déroule habituellement à Cincinnati, mais il a été déplacé dans la bulle des Internationaux des États-Unis, à Flushing Meadows, à cause de la pandémie de coronavirus.

La Québécoise affrontera au prochain tour vendredi l’Américaine Kristie Ahn, qui a pris la mesure de l’Allemande Anna-Lena Friedsam 7-5, 6-0.

Fernandez est la seule joueuse canadienne à être inscrite aux Internationaux des États-Unis.

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SHAPOVALOV FIN PRÊT POUR UN RETOUR AU JEU, MALGRÉ LES GRADINS VIDES

Denis Shapovalov a l’habitude d’animer les partisans et de se nourrir de l’énergie de la foule en retour.

L’étoile montante du tennis canadien, qui pratique un style à haut risque, peut réchauffer l’atmosphère dans un match en réalisant un coup gagnant époustouflant, soulignant ses coups les plus audacieux en poussant un cri ou en brandissant le poing après un bon coup.

Créer sa propre étincelle

Shapovalov, toutefois, devra cependant créer sa propre étincelle à son retour au jeu. L’Ontarien participera à l’Omnium Western & Southern. Le tournoi, qui se déroule habituellement à Cincinnati, se tiendra au Centre de tennis national USTA Billie Jean King, à New York cette année. Il s’amorcera ce samedi, soit une semaine avant les Internationaux des États-Unis.

Les joueurs et les entraîneurs seront tenus à l’écart du public au cours des deux tournois et aucun partisan ne sera autorisé à assister aux matchs ne raison de la pandémie de COVID-19.

«Ça va être intéressant de voir comment ça va se dérouler, sans les partisans, surtout ici, à New York», a déclaré Shapovalov lors d’une entrevue mercredi. Je sens que j’ai tellement d’amour et de soutien dans cette ville et ces dernières années, j’ai pu rassembler de très grandes foules.


« Ça va être spécial, mais je vais certainement sentir leur soutien à travers les écrans, sur l’internet, je sais toujours qu’ils sont là avec moi quand je suis sur le court »
Denis Shapovalov

Shapovalov a déclaré que jouer dans un stade avec peu d’ambiance n’était pas nouveau. Lors des tournois de niveau inférieur, les joueurs s’affrontent souvent devant peu de spectateurs.

Comme durant les tournois Challengers

« On verra comment ça se passera, ça va être la même situation pour tout le monde, a-t-il dit. Nous avons tous déjà vécu ça avant, je suis passé par les Challengers et autres. Des tournois où resque personne qui regarde. Donc ça va être un peu de retour à ça, mais je pense que tout le monde est toujours motivé à jouer, qu’il y ait du monde dans les gradins ou non.»

Malgré tout, Shapovalov a souligné qu’il trépignait d’impatience à l’idée de se retrouver sur un court de nouveau pour disputer un tournoi. La 16e raquette mondiale n’a pas disputé un tournoi de l’ATP depuis le 21 février. Il s’était alors incliné devant Alexander Bublik, en quarts de finale de l’Omnium de Provence, qui se déroulait à Marseille, en France.

Denis Shapovalov

Bien qu’il ait choisi d’effectuer un retour au jeu, quelques joueurs se sont faits plus frileux alors que le coronavirus court toujours. Six des huit meilleures joueuses au monde se sont retirées du premier tournoi du Grand Chelem qui sera disputé depuis l’arrêt des activités. Sa compatriote Bianca Andreescu fait partie du lot. L’Ontarienne a choisi de ne pas défendre son titre.

Du côté des hommes, Rafael Nadal, qui avait été sacré champion l’an dernier chez les hommes, s’est également retiré du tournoi, tandis que la saison de Roger Federer est terminée, après deux opérations au genou droit.

Voyages intercontinentaux

Shapovalov a reconnu que la pandémie pourrait affecter ses plans cette année, surtout que le circuit maintient ses activités sur plusieurs continents, au lieu de les concentrer dans une seule région. La Formule 1, par contraste, ne sortira pas d’Europe.

«J’y ai évidemment beaucoup réfléchi, a-t-il indiqué. Je ne sais toujours pas quel tournoi je devrai laisser tomber. Je ne savais même pas si j’allais pouvoir participer aux Internationaux des États-Unis, mais en ce moment, la formule fonctionne très bien.

«Ils font un boulot remarquable pour s’assurer que tout est propre et de nous tester chaque fois que nous rentrons à l’hôtel. Tout va bien pour le moment.»

Shapovalov a amorcé la saison 2020 après avoir conclu la précédente saison en grand. Il a notamment récolté son premier titre sur le circuit de l’ATP, a participé pour la première fois à une finale de Masters 1000 et a disputé la finale de la Coupe Davis avec l’équipe canadienne. En début de saison, il a toutefois eu du mal à retrouver la forme qui lui avait permis d’accomplir tout ça. Il a perdu cinq de ses six premiers matchs avant la pause forcée.

Pour un joueur qui a souvent connu le succès dans des séries successives, la pandémie a privé Shapovalov d’une chance de revenir en force pour contrer son lent départ. Les tournois annulés à la suite de la pandémie de COVID-19 comprenaient notamment le légendaire tournoi du Grand Chelem de Wimbledon et la Coupe Rogers masculine, qui se déroulait cette année à Toronto.

«C’est malheureux. C’était difficile de voir tomber les tournois l’un après l’autre, a dit Shapovalov. La même chose avec Wimbledon, la même chose avec tous les autres tournois. On a l’impression que nous allions toujours plus vers le bas. Et c’était difficile, et nous ne savions pas quand l’ATP allait reprendre ses activités. C’est bon d’être de retour maintenant.»