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Bachelière en économie, Marie-Pier Champagne de l’équipe de basketball a conservé une note parfaite de 4,33 sur 4,33, l’automne dernier, au Doctorat en Aménagement du territoire et développement régional.
Bachelière en économie, Marie-Pier Champagne de l’équipe de basketball a conservé une note parfaite de 4,33 sur 4,33, l’automne dernier, au Doctorat en Aménagement du territoire et développement régional.

L’excellence académique de Marie-Pier Champagne reconnue

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
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S’inscrivant parmi les rares étudiants-athlètes à avoir complété un baccalauréat, présenté un mémoire de maîtrise et entrepris un doctorat pendant qu’elle s’alignait avec le Rouge et Or, Marie-Pier Champagne a obtenu le Prix Jean-Marie De Koninck du Mérite académique, jeudi soir, au Gala Rouge et Or présenté de façon virtuelle.

En raison de l’absence d’une saison 2020-2021 dans les différentes disciplines sportives du RSEQ, il s’agissait du seul prix remis pour l’occasion. En 70 ans, c’était aussi la première fois que l’Université Laval n’identifiait pas d’athlète de l’année, autant chez les hommes que les dames.

«Je trouve que c’est un bel honneur à recevoir pendant la pandémie. À défaut d’exceller sur le terrain, je suis très heureuse de voir nos efforts soulignés sur le plan académique. Le prix obtient aussi plus de visibilité», disait l’étudiante-athlète de 25 ans.

Bachelière en économie, la joueuse de l’équipe de basketball a conservé une note parfaite de 4,33 sur 4,33, l’automne dernier, au Doctorat en Aménagement du territoire et développement régional. Elle est la représentant de l’équipe de basketball féminin dans le comité des étudiants-athlètes du Rouge et Or et siège à celui de l’équité, de la diversité et de l’inclusion du Rouge et Or.

«Même s’il y avait eu une saison, je pense que j’aurais pu trouver le temps de faire tout ça. Mon directeur de recherche est très compréhensif, tout comme Guillaume [Giroux], notre entraîneur. En 2019, il m’avait permis de m’absenter une semaine pendant la saison pour aller présenter un projet de recherches à l’Université de Pittsburgh», rappelait l’ailière.

Dans les faits, Marie-Pier est présentement inscrite à un doctorat en cotutelle. Bref, elle s’en farcit deux en un.

«Quand tu fais quelque chose que tu aimes, c’est facile d’y consacrer du temps», précisait celle dont l’un des doctorats se fait via l’Université de Bourgogne, à Dijon, en France.

Ses résultats scolaires en ont aussi fait une étoile académique U sports, au niveau canadien. En plus de jouer, elle s’implique à plusieurs niveaux, notamment en faisant du tutorat auprès d’autres étudiants-athlètes. Elle est également impliquée dans différentes initiatives philanthropiques, comme la récolte de produits sanitaires pour l’OBNL «Vide ta sacoche» et la collecte de vêtements pour Centraide.

Pour ce qui est du basketball, sa carrière universitaire n’est pas encore terminée. Elle envisage de participer à sa cinquième et dernière saison, l’automne prochain, si les sports peuvent reprendre après plus d’un an de pause forcée. Il s’agira de sa septième année avec le Rouge et Or.

«J’ai raté ma deuxième saison à cause de blessures et des raisons personnelles et ma cinquième, annulée par la pandémie. Je ne suis pas la seule à pouvoir faire une septième année universitaire. Élise Roy, qui était à Concordia, est aussi dans la même situation que moi.»

Bien sûr, elle aimerait bien conclure son parcours par un titre canadien. Elle a vu le Rouge et Or terminer deuxième à deux reprises, quatrième et sixième.

«Quand tu joues avec une bonne équipe, ça t’encourage à rester. J’espère pouvoir finir ma carrière sur mes termes et non pas laisser la pandémie le décider à ma place.»