L'ex-maire de Saguenay, Jean Tremblay

L'ex-maire Jean Tremblay défend son bilan

Un peu plus d’un mois après l’élection municipale à Saguenay, l’ex-maire Jean Tremblay a effectué une première sortie médiatique pour défendre son bilan et commenter l’actualité des dernières semaines. Il en a profité au passage pour écorcher la nouvelle administration de la mairesse Josée Néron.

Climat de suspicion

D’entrée de jeu, Jean Tremblay a affirmé qu’un climat de suspicion malsain règne au sein du nouveau conseil municipal. Il a mentionné qu’un plus grand brassage que prévu est survenu avec des départs, suspensions et démissions de certaines personnes. « Je n’aime pas le climat de suspicion à propos de rien. Sur quoi tu veux enquêter ? As-tu quelque chose qui n’est pas correct ? Ça, c’est déplaisant. »

Contrat de Ghislain Harvey

La conférence de presse a été l’occasion pour lui de discuter du dévoilement du contrat du président-directeur général de Promotion Saguenay, Ghislain Harvey. M. Tremblay a affirmé que la décision de ne pas dévoiler le contenu du contrat a été une erreur. Il a par contre défendu bec et ongles le contenu du contrat ainsi que le travail de M. Harvey. « Ghislain Harvey a 71 ans. Il est en pleine forme malgré son opération. Il aurait voulu continuer jusqu’à 75-76 ans. J’ai appris qu’il n’est plus en poste. Ghislain Harvey est une personne exceptionnelle qui a bâti le plus dans la ville si on oublie J.-E.-A. Dubuc (Julien-Édouard-Alfred Dubuc). »

Concernant le traitement monétaire de son acolyte, sa prime de départ de 425 000 $ et son fonds de pension qu’il estime entre 45 000 $ à 50 000 $ par année, M. Tremblay affirme qu’il s’agit d’un traitement qui n’a rien de scandaleux compte tenu des compétences du personnage. « 425 000 $ de primes, c’est le nouveau conseil qui a décidé de lui donner », a rappelé l’ex-maire Tremblay.

Priscilla Nemey

Selon lui, la directrice générale de Promotion Saguenay, Priscilla Nemey, est la perle de la Ville, celle qui a géré le dossier des bateaux de croisière qui seront au nombre de 70 l’an prochain au quai de La Baie. Il a déploré l’absence de Mme Nemey à Miami pour une rencontre concernant les bateaux de croisière en ajoutant que le conseil n’a rien à lui reprocher. Selon lui, le dossier est mal parti.

Amis

L’ex-maire s’est défendu d’avoir favorisé ses amis avant son départ en procédant à des modifications des lettres patentes de Promotion Saguenay ou en renouvelant avantageusement les contrats de travail de Ghislain Harvey, Louis Coulombe et Francyne T. Gobeil pour des périodes plus ou moins prolongées. « Pensez-vous que les gens qui seront nommés par le nouveau conseil ne seront pas des amis ? Je ne suis pas assez cave pour avoir nommé des ennemis. Le directeur général de la ville est mon ami, la greffière est mon amie. Quand ça fait 20 ans que t’es à la tête d’une ville... Des gens comme Ghislain Harvey, il en menait large dans la ville. Il voulait continuer, mais personne n’a vu venir l’élection de Josée Néron. »

Concernant les modifications aux lettres patentes de Promotion Saguenay, M. Tremblay a affirmé ne pas se souvenir d’avoir procédé à une telle manoeuvre visant à ce que le maire ne soit plus nommé d’office comme président de l’organisme. Il a indiqué que Mme Néron avait exprimé cette opinion pendant la campagne électorale.

Comité de transition

L’ex-maire ne prête pas beaucoup de crédibilité au travail effectué par le comité de transition qui a déposé vendredi dernier une trentaine de recommandations. Selon lui, le rapport a été confectionné par des amis jurés de l’administration Néron qui n’allaient pas affirmer que ça s’était bien passé sous son administration.

Départ 

À propos de ses cinq mandats à la tête de Saguenay et de Chicoutimi, M. Tremblay a avoué qu’il était tanné d’occuper le siège de maire. « Je n’aurais pas voté pour moi lors de la dernière élection. Après vingt ans, il faut sortir. N’allez pas penser que je souhaite que ça ne marche pas, mais il n’y a pas beaucoup d’expérience, et ça ne veut pas dire que les remplaçants sont meilleurs. »


Ghislain Harvey est une personne exceptionnelle qui a bâti le plus dans la ville si on oublie J.-E.-A. Dubuc.
Jean Tremblay

Josée Néron ne commente pas

La mairesse de Saguenay, Josée Néron, a fait savoir qu’elle ne réagirait pas aux propos tenus par son prédécesseur Jean Tremblay.

Elle et ses collègues entendent plutôt se concentrer sur l’élaboration du budget. Elle a fait savoir que Jean Tremblay a tout le loisir de s’exprimer et que c’est une bonne chose qu’il puisse répondre aux critiques. Cependant, Mme Néron souhaite regarder de l’avant pour assurer le bon développement de la ville.