Brian Gallant et sa femme Karine Lavoie dans l'autobus de campagne des libéraux, accompagnés du PM de Terre-Neuve-Labrador, Dwight Ball, celui de l'Île du Prince-Édouard, Wade MacLauchlan, et le ministre fédéral des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc

Les trois PM libéraux des Maritimes appuient Gallant

FREDERICTON — En cette dernière journée de la campagne électorale au Nouveau-Brunswick, les trois autres premiers ministres libéraux des provinces maritimes ont participé dimanche à un ralliement politique pour donner leur appui à leur collègue Brian Gallant.

Les quatre chefs de gouvernement ont fait fi de leurs différends sur divers sujets comme le bois d’oeuvre ou la taxe fédérale sur le carbone pour rappeler aux électeurs néo-brunswickois que les résultats pourraient être plus serrés que prévu lundi soir. Ils ont martelé un même message: chaque vote compte.

Dwight Ball, de Terre-Neuve-et-Labrador, a rappelé à la foule réunie au Club de presse de Moncton qu’il avait remporté sa première campagne électorale par seulement 16 voix.

«Regardez autour de vous dans cette pièce, il vous est facile d’étrenner 16 personnes. Ce sera peut-être la différence demain (lundi) certaines circonscriptions, a lancé M. Ball. Ne nous levons pas mardi matin en nous demandant: où aurions-nous pu trouver 16 votes supplémentaires».

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, a renchéri en affirmant qu’il ne fallait tenir aucune circonscription pour acquise.

«Je veux que, dans la dernière ligne droite, vous donniez toute l’énergie que vous avez en vous pour obtenir ces votes. Je crois qu’il y a plus de votes libéraux à aller chercher au Nouveau-Brunswick, demain. Sommes-nous prêts à relever le défi?» À les faire sortir?», a-t-il souligné avant d’inciter les partisans libéraux à scander «quatre autres années».

La course semble se resserrer au Nouveau-Brunswick. M. Gallant craint notamment qu’un appui plus élevé aux partis tiers, comme les Verts ou l’Alliance des gens, permette aux progressistes-conservateurs de se faufiler jusqu’à la victoire.

«Le partage des voix pourrait nous amener à nous lever mardi matin un gouvernement conservateur mené par Blaine Higgs, peut-être soutenu par un petit parti, a prévenu M. Gallant. À mon avis, ce serait la mauvaise direction pour notre province.»

Si M. Gallant a passé le reste de la journée à participer à des rassemblements le long de la côte est de la province, son principal adversaire prévoyait se rendre dans une série de rassemblements dans le centre et le sud de la province pour encourager ses troupes.

M. Higgs a déclaré qu’un vote pour un autre parti que les progressistes-conservateurs ouvre le chemin de la victoire à Brian Gallant.

Un signe de désespoir

Selon M. Higgs, l’appui des autres premiers ministres provinciaux démontre que le navire libéral commence à tanguer.

«C’est un signe de désespoir, a-t-il souligné. Il amène ses amis politiques des autres provinces. Vont-ils rester pour l’aider ? Est-ce le plan s’il gagne ?»

Le chef progressiste-conservateur a prévu de participer à une série de rassemblements dans le centre et le sud de la province dans l’espoir de réduire l’écart qui le séparerait de son rival libéral.

À Fredericton, s’adressant à plusieurs dizaines de partisans enthousiastes, il a vanté son programme fiscal conservateur, affirmant qu’il permettra à l’économie de la province de rattraper son retard sur le reste du pays.

Selon lui, c’est cette formule qui propulsera son parti à la victoire, lundi.

«Je suis vraiment emballé par la possibilité de gagner demain, a-t-il dit. Je suis emballé parce que nous allons former un gouvernement majoritaire malgré tout ce que les observateurs prédisent.»

Le chef du Parti vert, David Coon, a mené campagne dans sa circonscription de Fredericton, tout comme le chef de l’Alliance populaire, Kris Austin. La chef du NPD, Jennifer McKenzie, passe la journée dans sa circonscription de Saint-Jean.

Au début de la campagne électorale, les libéraux comptaient 24 sièges à l’Assemblée législative, comparativement à 21 pour les progressistes-conservateurs et à un pour les verts. Il y avait un élu indépendant. Deux autres sièges étaient vacants.