Les plongeurs du SPVM effectuent des recherches sur les rives et dans la rivière des Prairies.

Les recherches dans l’eau infructueuses pour retrouver Ariel

Dans l’espoir de retrouver Ariel Jeffrey Kouakou, les plongeurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) poursuivront leurs recherches dans les eaux de la rivière des Prairies mardi, après avoir effectué trois plongées infructueuses lundi.

Le garçon de 10 ans est porté disparu depuis maintenant une semaine.

C’était la première fois que les plongeurs étaient à l’oeuvre depuis que le petit Ariel a quitté sa résidence, le 12 mars, pour se rendre chez un ami.

Le sergent de la police de Montréal, Manuel Couture, a précisé que les plongeurs avaient fait leurs recherches près de la rive et dans des endroits où le corps pourrait être resté pris. Les recherches se concentraient près du parc des Bateliers, où le jeune aurait pu se rendre, selon les informations recueillies par la police.

Les plongeurs, qui n’avaient découvert aucun indice lundi, feront une autre incursion dans la rivière dès la matinée de mardi, a indiqué le porte-parole de la police, Jean-Pierre Brabant.

Les plongeurs n’ont pas la tâche facile, puisqu’il reste des résidus de glace et de neige qui bloquent la lumière, alors ils ont une vision de maximum trois pieds (91 centimètres) devant eux, a pour sa part expliqué le sergent Manuel Couture.

Par ailleurs, l’eau est si glacée que les autorités doivent vérifier constamment les signes vitaux des plongeurs — d’ailleurs, ceux-ci peuvent passer un maximum de 35 minutes dans la rivière, chaque fois.

Lorsque l’eau est à cette température, les plongeurs doivent respirer davantage, ce qui diminue rapidement la quantité d’oxygène dans leur bouteille de plongée, a expliqué le sergent Couture.

Aucun indice ne suggère pour l’instant aux enquêteurs que le jeune garçon puisse s’être noyé dans la rivière, selon le porte-parole. Il a martelé «qu’il s’agissait d’une autre partie de l’enquête».

Un hélicoptère est également utilisé pour les recherches.

Les recherches sur le terrain continuent

La semaine dernière, des policiers ont fait du porte-à-porte, ont fouillé des terrains, en plus d’utiliser des chevaux, l’unité canine, des véhicules tout-terrains, ainsi qu’un hélicoptère pour effectuer les recherches dans le quartier Ahunstic-Cartierville. Lundi, l’hélicoptère de la Sûreté du Québec (SQ) a survolé le secteur pendant plus d’une heure et les policiers ont continué leur porte-à-porte.

Le poste de commandement mobile du SPVM est encore dans le secteur afin de recueillir des informations de la population. Il est stationné près du centre commercial Les Galeries Normandie, sur la rue de Salaberry.

Les policiers ratissent aussi le parc des Bateliers, à Montréal.

Le père du jeune garçon a affirmé aux journalistes qu’il était convaincu que son fils avait été enlevé. Il a demandé à la police de rétablir l’alerte Amber qui avait été diffusée mardi, puis retirée un jour plus tard.

Mais la police n’en est pas rendue là pour l’instant, selon le sergent Couture.

«Ce sera aux enquêteurs à déterminer cela. Ils travaillent 24 heures par jour, 7 jours par semaine, ils travaillent vraiment fort, regardent des caméras vidéo. Ils ont parlé à beaucoup de monde, et maintenant ils sont avec les plongeurs et évaluent toutes les possibilités», a-t-il déclaré.

La police a expliqué qu’elle avait levé l’alerte Amber parce que les critères pour la maintenir en place n’étaient plus respectés.

Les autorités disent avoir reçu environ 594 informations du public depuis la disparition de l’enfant.

Le boxeur québécois Adonis Stevenson a remis 15 000 $ à la famille, qui a annoncé une récompense de 10 000 $ à toute personne qui aiderait à retrouver le petit Ariel.