Les membres de la famille Batalla-Charris ont été expulsés du Canada mercredi sous l'ordre de l’Agence des services frontaliers du Canada.

Les proches de la famille Batalla-Charris préparent son retour

Les proches de la famille Batalla-Charris suivent à distance son parcours depuis le départ de l’aéroport de Montréal, mercredi soir.

L’avion transportant Normando Charris et Carolina Batalla et leurs trois enfants a atterri au Maroc, en transit vers l’Espagne, pays vers lequel ils ont été expulsés par les autorités canadiennes.

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« Ça n’a pas très bien été à l’aéroport au Maroc. Pas de bouffe, pas d’eau. Les gens des douanes n’ont pas été gentils avec eux », déplore Marc Nadeau, un ami de la famille.

« On a téléphoné à l’ambassade du Canada au Maroc pour voir ce qu’il était possible de faire pour eux. On nous a répondu qu’ils ne sont pas citoyens canadiens… À l’ambassade de l’Espagne à Ottawa, on nous a demandé de contacter le consulat à Montréal. »

Rappelons que la famille colombienne de Normando Charris et de son épouse Carolina Batalla a quitté Sherbrooke mercredi en début d’après-midi. Ils étaient attendus à l’aéroport international P-E-Trudeau à Montréal par l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) pour l’exécution d’une mesure de renvoi du pays. Leur départ de Sherbrooke et à l’aéroport a donné lieu à des scènes déchirantes.

Objectif : revenir

Ces gens installés à Sherbrooke depuis près de cinq ans attendaient un signal de dernière minute disant que leur demande d’asile avait été acceptée par les autorités fédérales.

Ici, on s’inquiète du sort que peut leur réserver leur retour en Espagne, pays qu’ils avaient fui se disant victimes d’intimidation. Ils avaient immigré au Canada avec un visa de touriste. Rappelons que Normando Charris et Carolina Batalla veulent revenir au pays.

« Ils devaient passer six heures au Maroc avant de repartir vers l’Espagne. Nous tentons de contacter de gens en Espagne qui pourraient leur venir en aide », ajoute M. Nadeau. 

« Je dois dire que les gens de l’Agence des services frontaliers du Canada ont été très collaborateurs et humains à l’aéroport de Montréal malgré la situation. »

L’heure est aussi à organiser leur retour de la famille Batalla-Charris parmi nous, poursuit-il.

Une campagne de financement se mettra en branle. Une réunion doit se tenir vendredi. Le montant à amasser pourrait atteindre 15 000 $. « Nous voulons lancer ça avant 

les Fêtes », dit-il.

« Si jamais dans deux mois ils peuvent revenir, ils n’auront jamais eu le temps d’avoir économisé 15 000 $ en Espagne. Ils auront besoin de vêtements, de meuble, etc. »

Sa conjointe, Audrey Pinsonneault-Grenier, enchaîne pour dire qu’on a besoin de gens pouvant offrir « de l’argent, du temps et du talent ».

Audrey Pinsonneault-Grenier et Carolina Batalla  juste avant le départ de la famille colombienne à l'aéroport de Montréal.