Le 18 avril, Philippe Vachon était le premier entrepreneur estrien en deux ans à se présenter devant les investisseurs de l’émission Dans l’œil du dragon, à Radio-Canada.

Les dragons enflamment le site Mesbobettes.ca

Depuis le passage de son propriétaire devant les dragons, il y a près de trois semaines, le site internet Mesbobettes.ca n’a pas dérougi.

« C’est une tempête qui nous a frappés fort! », lance l’homme d’affaires sherbrookois Philippe Vachon, encore sous le choc de l’impact du premier épisode de la saison de l’émission Dans l’œil du dragon sur les ventes de son entreprise.

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Le proprio de l'entreprise Mesbobettes.ca courtisera les Dragons

« Le soir même de la diffusion de l’émission, nous avons fracassé le record de ventes que nous avions atteint lors du Black Friday. Nous nous étions préparés. Je me doutais que ma présentation allait être diffusée. Mais nous aurions dû nous préparer encore plus. Nous avons manqué de temps. »

Le 18 avril dernier, M. Vachon était le premier entrepreneur estrien en deux ans à se présenter devant les dragons investisseurs de Radio-Canada. Rappelons qu’il a fait mouche dès l’ouverture de la première émission de la septième saison en séduisant deux dragons, Caroline Néron et Pierre-Luc Archambault. Ils lui ont offert 100 000 $ pour 25 pour cent de sa compagnie de sous-vêtements pour homme. Il s’agissait d’une contre-offre, car M. Vachon demandait au départ 100 000 $ pour 15 pour cent de l’actionnariat.

L’émission avait été tournée le 15 mars dernier.


« Nous avons de nouveaux clients. Une clientèle peut-être plus vieille aussi. »
Philippe Vachon

Le tsunami lui a même fait apprendre des choses qu’il ne connaissait pas de son entreprise. « Nous nous enlignions beaucoup vers les États-Unis pour notre développement. Nous pensions que nous avions fait le tour du Québec. Mais je me suis rendu compte qu’il y a encore bien des marchés que nous ne connaissions pas », explique-t-il à La Tribune.

« Nous avons de nouveaux clients. Une clientèle peut-être plus vieille aussi. »

Les commandes n’ont pratiquement pas fléchi. « C’est un beau problème! », dit-il.

« Nous avons dû ralentir la publicité. C’est infernal! Nous devons livrer les commandes. Nous avons pris un peu de retard. Nous voulons assurer un bon service à la clientèle. Si je savais que ça continuerait comme ça, je pourrais engager dix personnes de plus. »

Philippe Vachon estime qu’avril sera quatre fois meilleur que ce qu’il avait prévu, même si seulement onze jours se sont écoulés entre la diffusion de l’épisode et la fin du mois. Mai sera aussi très fort au chapitre des ventes. « Même en magasin, c’est près du double des ventes qu’en temps ordinaire », ajoute-t-il.

« Nous devons offrir des conseils aux clients. Nous n’étions pas habitués à ça. »

Pour ce qui est de l’entente entre lui et les dragons Néron et Archambault, rien n’est finalisé. On est encore à l’étude diligente des dossiers de l’entreprise, note M. Vachon. L’effervescence des ventes a occupé le temps de l’homme d’affaires. Les contacts ne semblent pas avoir été fréquents. Caroline Néron et Pierre-Luc Archambault ont aussi beaucoup d’occupations de leur côté, dit-il.