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L’Église catholique de Québec effectue une entière mise à jour de son protocole d’intervention en cas d’allégation d’inconduite sexuelle.
L’Église catholique de Québec effectue une entière mise à jour de son protocole d’intervention en cas d’allégation d’inconduite sexuelle.

Le protocole d'intervention en cas d'inconduite sexuelle de l'Église catholique de Québec mis à jour

Judith Desmeules
Judith Desmeules
Le Soleil
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L’Église catholique de Québec effectue une entière mise à jour de son protocole d’intervention en cas d’allégation d’inconduite sexuelle de la part d’un de ses représentants.

Le Protocole diocésain d’intervention est mis en branle lorsqu’une personne signale une inconduite sexuelle de la part d’une personne au sein de l’Église. Comment dénoncer, de quelle façon les plaintes sont traitées et comment les victimes sont accompagnées dans leur dénonciation : toutes les réponses s’y trouvent. 

«C’est un devoir pour l’Église de prendre soin des personnes qui ont été meurtries dans leur corps et leur âme, parfois arrachées à leur foi en Dieu, blessées dans leur estime de soi et leur dignité, et c’est encore un devoir de chercher à rétablir la justice envers elles», exprime le cardinal Gérald Lacroix, archevêque de Québec. 

Le cardinal Gérald Lacroix, archevêque de Québec. 

Il s’agit d’une nouvelle étape dans la mise en œuvre d’un plan d’action pour la protection des personnes mineures ou vulnérables de l’Église catholique de Québec. La nouvelle version du protocole en cas d’inconduite sexuelle a été publiée jeudi.

Mgr Marc Pelchat, évêque auxiliaire à Québec, est le responsable du Comité diocésain pour la protection des personnes mineures ou vulnérables. Il souligne que cette grande mise à jour s’inscrit dans un plan d’action de cinq ans.

«C’est avec détermination que nous réalisons des avancées concrètes, mois après mois. Notre but : contrer les abus sexuels et soutenir les victimes», insiste-t-il.  

Mgr Marc Pelchat, évêque auxiliaire à Québec

Pour la petite histoire, le diocèse de Québec s’est doté d’un Protocole pour le traitement des allégations d’inconduite sexuelle il y a plus de 30 ans. Il avait déjà été mis à jour en 2005 et en 2013. La refonte annoncée jeudi «va davantage en profondeur en tenant compte de l’expérience acquise et des développements de la législation canonique et civile», explique-t-on. 

Le nouveau protocole intègre notamment les recommandations adoptées en 2018 par la Conférence des évêques catholiques du Canada. On retrouve entre autres davantage d’informations sur les droits des personnes plaignantes.  

Le protocole comprend aussi le nouveau système de signalement relatif au comportement des évêques, lancé jeudi par la conférence des évêques catholiques canadiens. Le Système canadien de signalement des abus sexuels ou dissimulés par un évêque catholique est un service national bilingue pour signaler toutes situations d'inconduite sexuelle.

Les évêques du Canada s’engagent à une responsabilité, une reddition de comptes et une transparence en matière d’abus sexuels commis par le clergé. Ils espèrent aussi faciliter davantage la guérison et la justice pour les victimes et survivants. Ils ont d’ailleurs financé le travail de mise à jour de ce nouveau protocole d’intervention. 

Il fonctionne sur une plateforme confidentielle et sécurisée, conçue par ClearView Strategic Partners. Les personnes souhaitant signaler un événement peuvent accéder au système de signalement en ligne ou via un numéro sans frais (1-866-892-3737) de n’importe où au Canada, 24 heures par jour, 7 jours par semaine, en anglais ou en français.

La plateforme est confidentielle est sécurisée.