Le père du petit Ariel Kouakou croit toujours que son fils s’est fait kidnapper.

Le père du petit Ariel Kouakou croit toujours qu’il s’agit d’un enlèvement

Plus d’une semaine après la disparition du petit Ariel Kouakou, son père croit toujours qu’il s’est fait kidnapper et il demande aux autorités de se concentrer sur cette hypothèse. De son côté, la police de Montréal n’exclut aucune possibilité.

En point de presse à Montréal, mardi après-midi, Kouadio Frédéric Kouakou s’est désolé qu’il n’y ait toujours pas de piste sur ce qui a pu se passer pour que son fils de 10 ans ne donne plus de nouvelles.

«C’est un enlèvement. Ce n’est pas une noyade, ce n’est pas un accident. Cette thèse, nous l’avons soutenue jusqu’à aujourd’hui et nous la soutiendrons jusqu’à ce qu’on vienne nous prouver le contraire», a-t-il déclaré devant les journalistes.

Des plongeurs de la police de Montréal ont fait six plongées différentes dans la rivière des Prairies, lundi et mardi, pour trouver des indices sur la disparition du garçon. La police a mis fin à ses recherches dans le cours d’eau pour l’instant.

M. Kouakou a souligné que les images des caméras de surveillance montraient que son fils s’était bel et bien rendu chez son ami. Avant sa disparition, le petit Ariel avait quitté la résidence familiale du quartier Ahuntsic-Cartierville pour aller chez cet ami.

«Nous ne sommes pas du tout découragés. Nous avons foi que notre fils va revenir. Pour nous, c’est un enlèvement. Il n’est pas encore trop tard pour le retrouver», a-t-il déclaré.

«J’aimerais implorer le premier ministre pour qu’il utilise tous les moyens dont il dispose pour nous permettre de retrouver notre enfant», a-t-il ajouté.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) dit n’exclure aucune possibilité, mais pour l’instant, aucune information ne lui a permis de privilégier une hypothèse plus qu’une autre.

«Toutes les hypothèses sont envisagées encore, du côté du SPVM, et on tente toujours avec les informations qui sont analysées de savoir ce qui a pu se passer», a expliqué Jean-Pierre Brabant, relationniste au SPVM.

Une première alerte Amber avait été déclenchée la semaine dernière pour retrouver le garçon, mais elle a été levée quelques heures plus tard, car la police disait que la situation ne s’y prêtait plus.

Jean-Pierre Brabant a assuré à la famille d’Ariel et à la population que la police concentre tous ses efforts dans l’enquête pour retrouver le garçon.

Les recherches sur le terrain sont toujours en cours. Les plongeurs ne retourneront dans la rivière que si de l’information permet de conclure que d’autres plongées sont nécessaires.

Les policiers ont jusqu’ici visité les résidants du quartier à la recherche d’indices, et ils ont mobilisé chevaux, chiens, véhicules tout-terrain et hélicoptère pour ratisser le secteur.

Par ailleurs, la récompense pour toute information permettant de retrouver le garçon atteint maintenant 100 000 $ : un homme d’affaires de la région a ajouté 50 000 $.

La police indique qu’elle a reçu jusqu’ici plus de 700 informations de citoyens.