Le nom de Mick Schumacher est étroitement associé à celui de Ferrari car son père a remporté cinq de ses sept titres mondiaux en F1 avec la Scuderia.

Le fils de Schumacher fera des essais avec Ferrari

PARIS — Mick Schumacher, fils du septuple champion du monde Michael Schumacher, pilotera la Ferrari de 2019 lors des essais privés de Bahreïn le 2 avril et poursuivra le lendemain au volant de l'Alfa Romeo, ont annoncé mardi les deux écuries.

«Je suis plus que content», a affirmé le jeune pilote allemand cité dans un communiqué, en qualifiant ces essais de «grande expérience».

Le jeune homme, qui a eu 20 ans le 22 mars, aura fait ses débuts en Formule 2, l'antichambre de la F1, le week-end précédent à Bahreïn également. Il est membre depuis cette année de la Ferrari Driver Academy, la filière de jeunes pilotes de la Scuderia qui motorise aussi Alfa Romeo Racing (ex-Sauber). Il avait déjà piloté une F1 en 2017, une ancienne monoplace de son père.

L'un des deux pilotes officiels de Ferrari pour cette saison, son compatriote allemand Sebastian Vettel, effectuera lui la deuxième journée d'essais.

Le nom de Schumacher est étroitement associé à celui de Ferrari car son père a remporté cinq de ses sept titres mondiaux en F1 avec la Scuderia (2000, 2001, 2002, 2003 et 2004).

Il a été victime d'un accident de ski après son retrait de la compétition automobile en 2013 et n'a pas été vu en public depuis en raison d'importantes séquelles cérébrales.

Ferrari a également annoncé que le Britannique Callum Ilott, 20 ans, qui participe également au championnat de F2 cette année, effectuerait des essais similaires pour Alfa Romeo lors d'autres tests sur le circuit de Barcelone les 14 et 15 mai.

«Nous sommes très heureux de pouvoir donner à Mick et Callum l'occasion de conduire une F1», a souligné le patron de l'écurie Ferrari Mattia Binotto. «Ils sont des pilotes sur une pente ascendante» et «les tests à Bahrein et à Barcelone peuvent-être très utiles à cette étape de leur carrière», a-t-il estimé.

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TEL PÈRE, TEL FILS?

Si une journée d'essais ne suffit pas à se garantir un contrat, le retour d'un Schumacher chez Ferrari est tout un symbole.

Le nom de Michael Schumacher est associé au triomphe sans partage de la Scuderia sur la F1. Avec six titres constructeurs décrochés entre 1999 et 2004 grâce à ses victoires, le «baron rouge» est toujours l'une des idoles des tifosi qui déploient encore des bannières portant son nom lors des Grand Prix.

Mais Mercedes truste depuis 2014 les honneurs et Ferrari échoue régulièrement à la deuxième place.

La Scuderia compte sur ses deux pilotes actuels, Sebastian Vettel, 31 ans, et Charles Leclerc, 21 ans, pour reconquérir la 1re place. L'Allemand, quadruple champion du monde lorsqu'il était chez Red Bull, est sous contrat jusqu'en 2020 et le jeune Monégasque qui débute en F1 cette année l'est au moins jusqu'en 2022.

Mais une écurie de F1 cherche toujours à dénicher le jeune talent qui sera le champion du monde de demain. Mick Schumacher n'est pas le seul dans les carnets de Ferrari, qui a annoncé mardi que le Britannique Callum Ilott, 20 ans également, effectuerait des essais similaires pour Alfa Romeo en mai à Barcelone.

Se faire un prénom

Mick s'est rapidement acquis une réputation d'un sérieux coup de volant. Remarqué en 2015 dans le championnat F4, il a conquis l'an dernier de haute lutte le titre de F3 grâce à une fin de saison exceptionnelle avec 8 victoires et 3 deuxièmes places dans les 18 dernières courses.

Mais il devra gérer le fait d'être le fils de son père et reconnaît que ce rôle est parfois «assez difficile».

Ross Brawn, aujourd'hui directeur sportif de la F1 après avoir été l'une des pièces maîtresses de l'écurie Ferrari à l'époque de Michael, souligne qu'il subit une «pression énorme». À son avantage, «il a une famille très équilibrée et qui a déjà vécu cela avec Michael, donc ils sauront gérer si Mick a du succès», souligne-t-il.

Et puis, d'autres «fils de» ont déjà montré qu'il était possible de succéder à leur père comme champion du monde : Damon Hill (1996) à son père Graham (1962 et 1968) et Nico Rosberg (2016) à «Keke» (1982).