Le Festival contre le racisme de Québec veut contrer le discours politique sur l’immigration

Pour une troisième année consécutive, Québec sera l’hôte d’un Festival contre le racisme organisé notamment pour contrer le discours politique sur l’immigration qui alimenterait une certaine parole populaire de peur de l’étranger.

«Les raisons [d’organiser un Festival contre le racisme] restent un peu les mêmes depuis la première édition en 2017», explique le porte-parole et cofondateur de l’événement, Nicolas Villamarin. «Il y a un retour assez fort de groupes qui ont des revendications qui ravivent le racisme.»

Ces groupes, dont Atalante et La Meute, se nourriraient entre autres des positions de la Coalition avenir Québec sur la réduction des seuils d’immigration, selon M. Villamarin. Pas que la CAQ soit raciste, précise-t-il, mais certaines de ses vues créeraient un «contexte nuisible», donneraient de la légitimité à des individus extrémistes.

Les 28, 29 et 30 mars aura donc lieu le Festival contre le racisme version 2019. Le jeudi est dédié à une projection documentaire. Le vendredi sera plus festif avec une «soirée dansante» alimentée par des «DJ et DJettes» au Bal du lézard. Pour la «grosse journée» du samedi, il y aura des ateliers-conférences durant la journée et un «cabaret contre le racisme» le soir. Les détails sur la page Facebook  www.facebook.com/festivalcrq/ .

Manifestation

Par ailleurs, le Festival contre le racisme collaborera encore cette année à l’organisation d’une marche, le 23 mars. «On appelle à une manifestation à Québec pour dénoncer le contexte qui permet l’essor de groupes racistes», note Nicolas Villamarin.

Cette démonstration publique veut notamment faire écho à la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU du 21 mars. «Des mouvements racistes et extrémistes fondés sur des idéologies destinées à promouvoir des programmes populistes et nationalistes se propagent dans de nombreuses régions du monde», lit-on sur la page Web des Nations Unies consacrée à cette Journée. «Ils alimentent le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée et visent souvent des migrants et des réfugiés ainsi que des personnes d’ascendance africaine.»

L’Assemblée générale de l’ONU tenait donc à réitérer que «tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits» et «que toute doctrine de supériorité raciale est scientifiquement fausse, moralement condamnable, socialement injuste et dangereuse et doit être rejetée.» (http://www.un.org/fr/events/racialdiscriminationday/)