Le début du mandat du directeur général Daniel Picard a été pour le moins houleux alors que des désaccords avec la conseillère Évelyne Beaudin et son collègue Pierre Tremblay ont fait la manchette.

Le DG de la Ville sous la loupe des élus

Le comité exécutif de la Ville de Sherbrooke lance un processus de consultation auprès des élus et des directeurs de services pour évaluer le rendement du directeur général Daniel Picard. Celui-ci terminera sa probation sous peu et l’exécutif veut s’appuyer sur des données concrètes pour rédiger sa recommandation.

Le processus a été induit par une certaine pression du conseil municipal. « Les élus nous ont rappelé que c’était eux qui prenaient la décision à savoir si le directeur général obtient son poste de façon permanente. En 20 ans de carrière, c’était la première fois que je voyais ça », explique Nicole Bergeron, présidente du comité exécutif.

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Il a donc été convenu de mener une démarche transparente, avec l’embauche d’une consultante externe, pour éviter que la décision soit émotive ou basée sur des perceptions. « On ne peut pas être plus rigoureux. Il y a un climat de suspicion, mais on ne veut pas tomber là-dedans. L’objectif est d’apprécier le rendement de cette personne et non de décider avec des perceptions ou des relations interpersonnelles. »

Nicole Bergeron rappelle que le mandat du directeur général est politico-administratif et qu’il entre à la fois en relation avec les élus et les employés. « J’ai connu cinq directeurs généraux et c’est la première fois que je vois un processus comme celui-là. L’idée a été présentée aux élus lundi. Il y aura une recommandation de l’exécutif au début du mois de mai. »

Le sondage distribué aux élus et aux directeurs peut être rempli de manière confidentielle. Seule la consultante connaîtra les résultats. Nicole Bergeron mentionne qu’il ne faut pas y voir un désaveu envers le travail du directeur général.

Nicole Bergeron

« Des appréciations de rendement, il y en a dans toutes les organisations pour lesquelles j’ai travaillé. Ça ne veut pas dire que nous ne sommes pas satisfaits de son travail. »

En ce sens, la présidente du comité exécutif est catastrophée d’apprendre que le processus a été rendu public. « C’est abracadabrant qu’on se ramasse avec une histoire semblable, qu’on commente un document qui devrait rester anonyme et confidentiel. La consultante et le dg ne méritent pas que ce soit exposé sur la place publique. »

Le maire Steve Lussier, par l’entremise de son attaché de presse, a décliné la demande d’entrevue de La Tribune, signifiant que Nicole Bergeron était la porte-parole du dossier.

Rappelons que le début du mandat du directeur général a été pour le moins houleux alors que des désaccords avec la conseillère Évelyne Beaudin et son collègue Pierre Tremblay ont fait la manchette.