Le président et chef de la direction du CP a assuré que son entreprise était centrée sur la sécurité, mais selon lui, l’application de freins à main entraîne des risques supplémentaires et a des conséquences inattendues.

Le Canadien Pacifique s’oppose à un décret sur les freins à main

CALGARY — Le Canadien Pacifique (CP) fait appel d’un décret du ministre des Transports, Marc Garneau, selon lequel toutes les entreprises ferroviaires ont l’obligation de mettre les freins à main lorsqu’un train s’immobilise en terrain montagneux.

Ce décret avait été imposé en février dernier après un déraillement de train mortel survenu dans les Rocheuses, en Colombie-Britannique.

Le président et chef de la direction de Keith Creel a assuré que son entreprise était centrée sur la sécurité, mais selon lui, l’application de freins à main entraîne des risques supplémentaires et a des conséquences inattendues.

Dans un communiqué de presse, il a ajouté que des options plus sécuritaires étaient disponibles et qu’il fallait «bien faire les choses».

L’entreprise de chemin de fer de Calgary a indiqué qu’elle se conformerait au décret ministériel tout au long du processus d’appel, y compris à l’occasion d’un examen par le Tribunal d’appel des transports du Canada.

Trois employés de CP ont été tués lors d’un déraillement au début du mois de février. Le train à destination de Vancouver, qui avait été garé pendant deux heures avec ses freins à air comprimé, avait commencé à bouger tout seul et avait dépassé de beaucoup la limite de vitesse avant que ses 99 wagons et deux locomotives ne quittent la voie.