Laurence Tremblay s’intéresse à la mode depuis plusieurs années, notamment la mode rapide (fast fashion).

Laurence Tremblay veut éveiller les consciences sur la mode rapide

Passionnée de mode et d’enjeux sociaux et environnementaux, Laurence Tremblay a décidé de faire d’une pierre deux coups dans le cadre de son projet de fin d’études. L’élève de secondaire 5 au Programme d’éducation internationale (PEI) à l’école secondaire Charles-Gravel a créé l’événement Ouvrons les yeux, axé sur la mode rapide (fast fashion).

Lors de la soirée, qui aura lieu dès 18h30, mercredi, dans le corridor central de Charles-Gravel, une conférence de mode et des défilés seront présentés. L’événement est offert à tous et accessible gratuitement.

« Je veux conscientiser les gens au phénomène de la mode rapide et montrer les conséquences néfastes de l’industrie du textile », a expliqué Laurence Tremblay, mardi après-midi, lors d’une entrevue.

Selon l’organisatrice, qui a monté son projet toute seule dans le cadre de son programme d’études, la conférence est le meilleur moyen de conscientiser les gens et de fournir des informations directement sur la mode rapide. Le fait d’agrémenter la soirée de défilés la rendra « moins banale ». Les boutiques Sports Experts, Abaka, La Fabrik, Cœur de loup, FIG Clothing et Twist créations et métiers d’arts ont tout de suite accepté d’embarquer dans le projet, avec « des vêtements locaux ou fabriqués avec des matériaux responsables ».

Laurence Tremblay croit que le phénomène de la mode rapide fait de plus en plus la manchette, particulièrement depuis l’effondrement du Rana Plaza, au Bangladesh, où 1127 personnes avaient perdu la vie. L’immeuble abritait plusieurs ateliers de confection de marques internationales. Cet événement a donc entraîné une prise de conscience envers une mode plus éthique afin d’éviter les vêtements à bon marché et de piètre qualité, donc que les consommateurs étaient portés à jeter plus rapidement.

Claude Villeneuve, de la Chaire en éco-conseil de l’UQAC, en a d’ailleurs parlé, samedi, dans Le Progrès, dans sa chronique intitulée La mode et la durabilité.

L’organisation d’un tel événement était une première pour Laurence Tremblay. Une bonne façon pour elle, surtout, de confirmer son choix d’aller étudier en Art et technologie des médias, volet publicité, et de travailler dans l’événementiel dans le futur.