Au micro, la présidente de l'ACTRA, Theresa Tova

L’ACTRA se dote d’un code d’éthique pour les scènes de nudité et d’intimité

TORONTO — La section torontoise du syndicat canadien des artistes interprètes publie un guide des meilleures pratiques pour les scènes de nudité, d’intimité, de sexe simulé et de violence sexuelle.

La section torontoise d’ACTRA, l’équivalent de l’Union des artistes au Québec, indique que le document a été élaboré à la suite de consultations avec ses membres et partenaires de l’industrie afin de lutter contre le harcèlement et amener un changement de culture dans l’industrie. Le guide comprend des conseils et des «listes de vérification» que les membres devraient consulter s’ils se trouvent dans des situations intimidantes pendant une audition ou un essayage de costumes, par exemple, et avant la signature d’un contrat.

Pour les tournages de scènes intimes, on suggère notamment un protocole de «plateau fermé» — où seuls les artisans vraiment essentiels à la scène peuvent rester. Le document est destiné aux interprètes, aux agents d’artistes, aux régisseurs de distribution et aux maisons de production.

La présidente d’ACTRA Toronto, Theresa Tova, a indiqué dans un communiqué qu’il s’agissait d’un «document évolutif», qui pourra être revu et mis à jour. Elle espère que le guide favorisera «une discussion, une compréhension et des gestes importants entre les artistes et les partenaires de l’industrie pour garantir que toutes les interactions en milieu de travail soient respectueuses et fondées sur le consentement».

Le document est l’une des nombreuses mesures que l’ACTRA a prises depuis que le mouvement #MoiAussi a gagné du terrain en 2017 à la suite des allégations visant le producteur hollywoodien Harvey Weinstein, reconnu coupable le mois dernier de viol et d’agression sexuelle. L’ACTRA a notamment collaboré au lancement d’une ligne d’assistance téléphonique et à la publication du «Code de conduite des industries créatrices du Canada pour prévenir et répondre au harcèlement, à la discrimination, l’intimidation et la violence».

L’ACTRA a aussi une section à Montréal.