À Québec, il y aurait environ 30 000 chats errants.

La Ville de Québec, un «abattoir à chats»

Le mode de gestion animale de la Ville de Québec est «l’équivalent d’un abattoir à chats», selon le président de la Société protectrice des animaux (SPA) de Québec, Félix Tremblay.

«À Québec, on n’exige pas la stérilisation des chats. On ne contrôle pas la gestion de reproduction. On fait entrer des chatons dans les animaleries et après on euthanasie des chats adultes», déplore-t-il.

La SPA de Québec ainsi que le Mouvement chats errants (MCE), Refuge Caréna et Adoption lapins sans abri (ALSA), regroupés dans une coalition des refuges animaliers, offrent donc leur aide à la Ville de Québec pour régler le problème. La Coalition reproche à la Ville de tarder pour moderniser son règlement alors que 1000 à 2000 chats sont euthanasiés chaque année à cause de la surpopulation. À Québec, il y aurait environ 30 000 chats errants.

«On ne veut pas se placer en opposition, on veut leur offrir notre aide parce qu’on a des solutions», a spécifié M. Tremblay. «Il y a encore des gens qui pensent que lorsqu’ils ne veulent plus de leur animal, ils peuvent le garrocher n’importe où», poursuit-il.

La Ville de Montréal a adopté un nouveau règlement qui entrera en vigueur le 1er janvier 2019. «Les animaleries vont avoir l’obligation de s’approvisionner dans les refuges et il sera obligatoire de stériliser les chats», a expliqué le président de la SPA Québec.

La Coalition demande à la Ville de Québec de s’inspirer de ce règlement ainsi que d’autres en place à Laval, Sherbrooke, Rimouski ou encore Calgary. «À Sherbrooke, les propriétaires des chats doivent payer une médaille comme pour les chiens. À Mont­réal, ça va devenir obligatoire aussi dans un prochain règlement», souligne-t-il.

Médaille moins chère

Selon M. Tremblay, pour l’instant, les propriétaires de chien à Québec payent pour des problèmes de chat. «Il y a des colonies de chats dans différents quartiers et les citoyens se plaignent des odeurs d’urine et de sacs de vidanges éventrés. On pourrait penser à une médaille moins chère pour les chats stérilisés, par exemple.»

Les propriétaires de chat à revenu modique peuvent se rendre à la SPA Québec pour faire stériliser leur animal pour un coût moindre que dans une clinique vétérinaire.  

La Coalition a rencontré le conseiller municipal, Patrick Voyer, il y a quelques mois, mais pour l’instant, la Ville n’a toujours pas bougé.

«Pendant qu’on attend, ce sont des centaines d’animaux qui sont négligés ou euthanasiés», a conclu M. Tremblay.