Rue enneigée de l'arrondissement de Rosemont, à Montréal, le 14 mars dernier

La tempête du 14 mars a fait pour 124 millions$ de dommages dans l’est du Canada

MONTRÉAL - Confronté encore une fois à des dommages majeurs causés par un événement climatique extrême, le Bureau d’assurance du Canada (BAC) presse tous les paliers de gouvernement d’augmenter leurs investissements en matière d’adaptation aux changements climatiques pour renforcer la résilience face à leurs effets dévastateurs.

Le BAC a publié jeudi un communiqué dans lequel il fait état de 124 millions $ de dommages assurés dans quatre provinces de l’Est canadien.

La tempête avait commencé le 14 mars dernier en Ontario et s’était poursuivie en se déplaçant vers l’Est jusqu’au 16 mars.

Les éléments s’étaient déchaînés sous plusieurs formes, avec des changements de températures importants et un déversement d’eau considérable.

Les pluies abondantes et des températures douces qui ont accéléré la fonte des neiges ont provoqué des dégâts d’eau et des inondations à plusieurs endroits.

Selon les données de Catastrophe Indices and Quantification (CatIQ) publiées par le BAC, les dommages assurés ont totalisé 63 millions $ au Québec, 53 millions $ en Ontario, 1,8 million $ au Nouveau-Brunswick et 6,6 millions $ en Nouvelle-Écosse.

La tempête a frappé le nord-ouest de l’Ontario et s’est étendue vers l’est, traversant l’Ontario et le sud du Québec le 14 mars. Les pluies ont continué dans l’est de l’Ontario et le sud du Québec durant la soirée du 15 mars et ont pris fin le matin du 16 mars pour se transformer en neige légère au Québec.

Le 15 mars, la tempête a apporté de la pluie dans le sud et le centre du Nouveau-Brunswick, puis dans l’ouest et le nord de la Nouvelle-Écosse. La pluie s’est transformée en bruine en soirée et a duré jusqu’au milieu de la matinée du 16 mars. L’aéroport de Halifax a signalé des rafales de 80 km/h. En Nouvelle-Écosse, les fortes pluies ont atteint entre 15 et 60 mm dans diverses parties de la province.

Le BAC rappelle au passage que les assureurs ne sont pas les seuls à payer la facture des dommages causés par les intempéries puisque pour chaque dollar que les assureurs versent en réclamation d’assurance habitation et entreprise, on estime que le gouvernement verse 3 dollars pour remettre en état les infrastructures publiques endommagées par les conditions météorologiques extrêmes.

Et les indemnités versées par les assureurs, elles, se reflètent nécessairement par une augmentation des primes des assurés.