Michel Fortin a été reconnu coupable de meurtre au deuxième degré, au début de l’an 2000.
Michel Fortin a été reconnu coupable de meurtre au deuxième degré, au début de l’an 2000.

La semi-liberté du meurtrier Michel Fortin prolongée, malgré son penchant pour les prostituées

La semi-liberté du meurtrier du bar La Traverse de Chicoutimi, Michel Fortin, est prolongée pour six mois. Elle avait été suspendue en raison, entre autres, de son rapport avec les prostituées et de son attitude face aux règlements, mais la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) a conclu que l’individu ne représentait pas de risque important pour la société et qu’il pouvait poursuivre sa semi-liberté en centre de transition. Toutefois, celui qui a commis un double meurtre en 2000 n’a toujours pas obtenu de libération totale.

Dans la nuit du 14 octobre 1999, alors que Michel Fortin était concierge au bar La Traverse, il a abattu les clients Stéphane Murray et André Simard après une chicane. Les deux hommes sont morts sur le coup. En tirant les coups de feu, Fortin a également blessé deux autres clientes du bar.

Michel Fortin, qui est âgé au début de la cinquantaine, purge une peine à perpétuité depuis 2000. Il est éligible à une libération conditionnelle depuis 2009, mais la Commission ne lui a jamais accordé une libération totale.

Par le passé, la liberté partielle de Michel Fortin a été révoquée quatre fois, après qu’il ait enfreint ses conditions. Il devait alors retourner derrière les barreaux. La Commission lui demandait notamment d’informer son agent de liaison sur toutes ses relations intimes avec les femmes, puisque chaque fois qu’il brisait ses conditions, c’était en raison de son penchant pour les prostituées. Encore en janvier dernier, l’agent de libération de l’individu a dû lui rappeler qu’il lui était tout à fait interdit de fréquenter des travailleuses du sexe, après qu’il eut avoué avoir rendu visite à une ancienne prostituée, pour laquelle il avait développé des sentiments. Michel Fortin a toutefois affirmé à la CLCC qu’il s’y était rendu pour lui dire que leur relation était terminée.

Malgré tout, l’homme s’est endetté et a eu des mésententes avec ses intervenants, ce qui explique les motifs de la suspension. Dans le rapport de la Commission, on peut lire qu’il a mal réagi aux directives de son agent et de la maison de transition qui l’hébergeait. Il avait d’ailleurs formulé le souhait de joindre un autre centre.

Le 5 mars, la Commission a ordonné une audience pour statuer sur la semi-liberté de Fortin, à savoir si elle devait être suspendue ou non. C’est le 4 mai que l’audience a eu lieu, par visioconférence, en raison de la pandémie de coronavirus.

La commission a conclu que la semi-liberté de Michel Fortin pouvait être prolongée pour une durée de six mois, mais il n’a toujours pas droit à une libération totale.

L’homme doit encore se soumettre à de sévères conditions.