Véronique Vigneault

La péquiste Véronique Vigneault a songé à abandonner

Après avoir laissé planer qu’elle ferait une importante annonce sur son avenir politique, la candidate du Parti québécois dans Richmond, Véronique Vigneault, a annoncé qu’elle miserait sur la politique participative si elle est élue le 1er octobre prochain. La candidate a dû même coup lancé un cri du coeur par rapport à la joute politique, et ne cache pas avoir songé abandonner après avoir vécu le côté difficile de ce qu’elle appelle la « petite politique ».

Même si la convocation envoyée aux médias a pu laisser croire qu’elle pourrait changer d’allégeance politique, il n’en est rien. Véronique Vigneault continue d’arborer les couleurs du Parti québécois, mais elle arbore aussi elle-même ses propres couleurs, soit le rose, pour les engagements qu’elle veut mettre de l’avant. 

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Véronique Vigneault s’est présentée aux médias aux côtés du candidat du PQ dans Sherbrooke, Guillaume Rousseau. Elle a précisé que son annonce concernait plus précisément l’avenir de son action politique.

« Ça fait plusieurs mois que j’ai annoncé que je me lançais. Ça fait déjà trois semaines que la campagne est commencée et déjà plusieurs constats s’imposent. Les gens veulent du changement, pas seulement changer de chef ou de parti; le changement (espéré) est beaucoup plus profond. Ils veulent que la politique elle-même change, ils sont tannés de la partisanerie à outrance, de la vision à court terme... Sincèrement, je les comprends.  Je vais continuer à faire de la politique de manière intègre, de façon authentique, de façon positive. »

« Je ne vous cacherai pas que dans les dernières semaines, la réalité m’a rattrapée. La réalité de la joute politique m’a amenée à me poser des questions. Quand j’ai décidé de me lancer, on m’a dit que ça n’avait pas d’allure, que la politique est une grosse machine (...), que je n’y arriverais pas. Éternelle idéaliste et optimiste, j’ai décidé d’y aller quand même. Mais sur le terrain, ce sont les gens qui m’ont avertie qui avaient raison. Quand des candidats remettent en question tes compétences parentales parce que tu te lances en politique, tu te dis que c’est de la petite politique. Quand il y a des joutes internes et que tu te demandes à qui tu peux faire confiance ou non, c’est de la petite politique. Quand des personnalités publiques vont dans les médias affirmer le contraire de ce qu’elles ont dit à tout le monde sur le terrain, c’est de la petite politique. Quand des candidats ne se présentent pas sur le terrain préparés parce que les sondages disent qu’ils vont gagner, c’est de la petite politique... » 

Elle dit avoir décidé de continuer parce que la responsabilité de représenter tous les citoyens est plus grande que tout le reste.

Celle que l’on connaît comme directrice régionale de la Ruche - une plateforme de sociofinancement - dit vouloir amener Richmond dans l’ère de la politique participative. 

Si elle est élue, elle veut créer et déployer un Bureau itinérant de consultation, qui se promènera chaque semaine dans chacune des municipalités de la circonscription afin de rencontrer les gens et les élus. Elle souhaite aussi tenir trois forums de développement des communautés de Richmond, visant à réunir les acteurs de la société civile. 

Elle s’engage à ce que l’entièreté de l’enveloppe discrétionnaire (programme de soutien à l’action bénévole) soit mis à la disposition de la communauté pour qu’elle choisisse elle-même les projets structurants à financer. Ainsi, plutôt que de remettre une panoplie de chèques à différents projets, c’est la communauté qui choisirait quels doivent être les projets prioritaires.