La fermeture des bars et des restaurants en raison de la pandémie de COVID-19 n’a pas empêché la Société des alcools du Québec (SAQ) d’afficher une légère hausse de ses ventes pendant le premier trimestre, mais l’augmentation de ses charges en raison de la crise sanitaire a néanmoins fait décliner ses profits.
La fermeture des bars et des restaurants en raison de la pandémie de COVID-19 n’a pas empêché la Société des alcools du Québec (SAQ) d’afficher une légère hausse de ses ventes pendant le premier trimestre, mais l’augmentation de ses charges en raison de la crise sanitaire a néanmoins fait décliner ses profits.

La pandémie pèse sur les profits de la SAQ

La Presse Canadienne
La fermeture des bars et des restaurants en raison de la pandémie de COVID-19 n’a pas empêché la Société des alcools du Québec (SAQ) d’afficher une légère hausse de ses ventes pendant le premier trimestre, mais l’augmentation de ses charges en raison de la crise sanitaire a néanmoins fait décliner ses profits.

Pour la période de trois mois qui s’est terminée le 20 juin, la société d’État a dévoilé lundi un résultat net de 243,5 millions $, en recul de 6,6 % par rapport au premier trimestre de l’exercice précédent. 

Son chiffre d’affaires a grimpé de 0,7 %, à 768,6 millions $, soutenu par les recettes des succursales ainsi que des ventes en ligne, qui ont affiché une progression de 167 %. Les revenus générés par les produits québécois ont aussi bondi de 40 %. 

Dans ses documents financiers, la SAQ souligne que ses charges nettes ont atteint 138,1 millions au premier trimestre, en hausse de 18,9 millions $, par rapport à 119,2 millions $ il y a un an. Les «coûts exceptionnels» liés à la pandémie, comme les mesures d’hygiène et de sécurité «supplémentaires afin d’assurer la santé et la sécurité» des employés et de la clientèle, ont coûté 16,7 millions $. 

Le ratio de charges nettes sur les ventes s’est établi à 18 % au premier trimestre, alors qu’il avait été de 15,6 % à la même période l’an dernier. 

Alors que l’achalandage était en baisse dans les succursales en raison de la crise sanitaire, le panier moyen s’est établi à 85,36 $, comparativement à 48,78 $ au premier trimestre de l’exercice précédent. Les consommateurs achetaient ainsi davantage lorsqu’ils se déplaçaient. En contrepartie, l’achalandage croissant dans les épiceries a fait grimper les revenus générés auprès des grossistes-épiciers, qui ont totalisé 90,3 millions, en progression de 28,3 %.