Scène de Parlez-nous d'amour

La liste: la télévision, cette folle du logis

Parlez-nous d’amour (1976)

En 1976, le réalisateur Jean-Claude Lord signait ce film-choc sur les coulisses d’une émission de variétés animée par une vedette dégoûtée de son métier (Jacques Boulanger). Un film d’une rare virulence (les dialogues sont signés Michel Tremblay) sur le petit écran et, par la bande, le public. Normand Provencher

Se distraire à en mourir (1985) 

Les postulats du regretté Neil Postman se révèlent de plus en plus d’actualité malgré les 35 années écoulées. Dans ce percutant essai, l’universitaire américain avance que nous abandonnons une partie de notre libre arbitre et de notre intelligence en nous abrutissant de télévision. Une vision radicale, mais Postman avait, en quelque sorte, prédit l’ère Trump-Netflix... Éric Moreault

Saga (1997)

Jusque-là plus adepte de roman noir, Tonino Benacquista s’est offert une réjouissante rupture de ton en passant les coulisses de la télé à la moulinette. Il y raconte le périple délirant de quatre scénaristes embauchés par une chaîne française contrainte de remplir son quota de productions locales. Cheap à souhait, diffusée en pleine nuit, complètement libre et résolument décalée, leur série deviendra culte. Geneviève Bouchard

Le show Truman (1998)

Moins cabotin qu’à son habitude, Jim Carrey offre une performance digne de mention, touchante par moment, dans cette comédie dramatique où il campe Truman Burbank, un homme qui vit sans le savoir depuis sa naissance dans une émission où son quotidien est épié par des millions de téléspectateurs. Un film sorti il y a une vingtaine d’années qui laissait entrevoir la montée en puissance des téléréalités. Normand Provencher

Bonsoir et bonne chance (2005)

Réalisé par George Clooney, ce drame relate le combat mené dans les années 50 par le présentateur du journal télévisé de CBS, Edward R. Murrow (David Strathairn), contre le sénateur Joseph McCarthy et son historique chasse aux sympathisants communistes en sol américain. Le titre fait référence à la phrase (Good Night and Good Luck) avec laquelle le journaliste clôturait ses émissions. Normand Provencher