Deux personnes prenaient place sur la moto à trois roues lorsqu’elle est entrée en collision avec la camionnette

La 220-249 frappe encore

Une femme lutte pour sa vie après une collision survenue à l’intersection problématique des routes 220 et 249 dans le secteur de Saint-Élie. Malgré la nouvelle signalisation mise en place par le ministère des Transports il y a quelques semaines à peine, l’impact entre une moto à trois roues et une camionnette a tenu le Service de police de Sherbrooke occupé durant une bonne partie de l’après-midi, dimanche.

Selon des témoins de l’accident, la moto à trois roues circulait sur la route 220 en direction de Sherbrooke lorsque la camionnette provenant de la route 249 s’est engagée sur ce chemin qu’on appelle aussi chemin de Saint-Élie à cette hauteur. Le conducteur du véhicule de type « pick-up » a bel et bien fait son arrêt selon le SPS.

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Le « Spyder » a foncé de plein fouet dans la portière du côté passager de la camionnette, provoquant des blessures graves à la passagère du véhicule à trois roues. Le conducteur, lui, a été blessé légèrement. Le conducteur de la camionnette n’a pas subi de blessure, selon La Presse canadienne. 

Rappelons qu’à la suite d’une collision survenue le 27 juillet dernier au même endroit, le ministère des Transports du Québec (MTQ) avait procédé à des travaux de marquage, consistant entre autres à avancer la ligne d’arrêt. Selon Denis Laverdure, un citoyen du secteur, le ministère doit trouver de meilleures solutions.

« Ils n’ont que fait des lignes, ça n’a rien changé, s’indigne-t-il. Quand on entend les véhicules se frapper, on y va... Nous sommes juste à côté [...] Ils disent qu’ils vont travailler pour le carrefour giratoire l’an prochain. On ne l’a pas en attendant. Il y a déjà eu des morts, on est tannés de ça, des accidents comme ça. »

« S’ils font un carrefour giratoire, ils vont devoir baisser la vitesse à 50 km/h, mais ce n’est pas grave. Les gens n’ont qu’à partir un peu plus tôt », poursuit-il, mentionnant le fait que certains utilisateurs de la route prennent le secteur pour une piste de course. 

Vicky Laverdure, qui habite aussi tout près de l’intersection problématique, avoue que des accidents sont évités « chaque semaine ». D’après elle, l’urbanisation du secteur n’aidera pas la cause. « Ça n’ira pas de mieux en mieux. On dirait qu’ils ne pensent pas aux artères principales. Il faut s’ajuster », considère-t-elle.

« Ma fille de 15 ans travaillait au dépanneur près d’ici, continue Mme Laverdure. Tous les matins, elle y allait à pied. Ça peut être très dangereux. La première chose qu’on a faite tantôt, c’est de se demander si c’est arrivé à quelqu’un qu’on connaît », résume-t-elle. 

Un dossier prioritaire pour le député de Richmond

Selon le bureau du député de Richmond, André Bachand, le dossier de l’intersection dangereuse des routes 220 et 249 est « un dossier prioritaire ». 

« Le ministère des Transports veut prendre des actions rapidement, indique la source qui a demandé de rester anonyme. Il ne veut pas amener une mesure qui ne sera pas la bonne, mais il faut faire quelque chose. Ça n’a pas de bon sens, il faut agir maintenant. Peut-être qu’on n’a pas la solution permanente maintenant, mais on ne peut pas garder le statu quo. »

Récemment, le MTQ a avancé la ligne d’arrêt sur la route 249 et annoncé un changement de la limite de vitesse, qui passera de 90 à 70 km/h sur une zone de 800 mètres. Des panneaux en font l’annonce. « Quand il a mis ces solutions en place [le MTQ] a dit que c’était une mesure qu’on pouvait appliquer rapidement pour essayer d’aider, mais que ce n’était pas la mesure pour corriger », rappelle l’employé d’André Bachand. 

« C’est extrêmement dangereux qu’il arrive des accidents, continue-t-il. Il y a eu un petit bout où on en a eu moins, mais on vient de s’en faire coller deux rapidement. C’est un de trop, et on est d’accord. On travaille. Les gens du bureau de M. Bonnardel [le ministre des Transports] qui travaillent sur le dossier s’en occupent extrêmement bien. »

Selon lui, les citoyens du secteur ont tous leur propre idée sur la manière dont il est possible de régler le problème. « Il faut faire confiance aux gens qui gagnent leur vie comme ça, ce sont des professionnels. Il faut les laisser prendre de bonnes décisions. Des correctifs géomatiques, ça peut prendre un peu de temps. Ce qui se faisait rapidement, ils ont agi. On constate que ce n’est pas suffisant. On s’en doutait bien. Il n’y a jamais personne qui a supposé que l’ajout de lignes et l’avancement de la ligne d’arrêt allaient corriger tout », analyse la source lors d’une entrevue téléphonique avec La Tribune.

« Les gens proposent un carrefour giratoire, mais même si c’était ça la décision, il n’y en aurait pas eu aujourd’hui, enchaîne-t-il. Ni ça ni un feu clignotant. »

Le bureau de M. Bachand prendra contact avec le ministère des Transports dès lundi. « ll faut continuer à taper sur le clou pour faire ces travaux le plus rapidement possible. Il faut trouver la meilleure solution possible, le plus vite possible », résume la source.