Jusqu’au 6 novembre pour trouver un acheteur pour Groupe Capitales Médias

La recherche officielle d’un acheteur pour Groupe Capitales Médias commence lundi et se terminera le 6 novembre. Et ce n’est pas nécessairement le plus offrant qui obtiendra les six quotidiens régionaux dont Le Soleil, affirme le syndic.

Le comptable Christian Bourque du syndic PricewaterhouseCoopers a expliqué en Cour supérieure mercredi le plan de sauvetage pour le groupe de presse. Groupe Capitales Médias a fait appel à la Loi sur la faillite et l’insolvabilité le 19 août et le gouvernement du Québec a consenti un prêt de 5 millions $ pour permettre le maintien des opérations le temps qu’un repreneur se manifeste. Jusqu’à présent, une douzaine d’entreprises ont communiqué avec le syndic. La liste de ces entreprises a été présentée à la Cour dans une enveloppe scellée.

À partir du 23 septembre et jusqu’au 17 octobre, les acheteurs pourront envoyer leur avis d’intention et accéder aux informations financières après avoir signé une entente de confidentialité. Ils auront ensuite jusqu’au 25 octobre pour présenter une offre. Ces offres seront ensuite analysées. L’offre jugée optimale sera présentée à la Cour supérieure le 6 novembre, date de la prochaine audience.

Christian Bourque de PricewaterhouseCoopers a expliqué que plusieurs critères entreront en ligne de compte pour l’analyse des offres. L’acquéreur ne sera pas nécessairement le plus offrant, précise M. Bourque. «Il y a plusieurs autres critères.»

Parmi ces critères, le nombre d’emplois qui seront maintenus et l’impact de l’acquisition sur la concentration de presse dans une région.

Le juge Daniel Dumais de la Cour supérieure a indiqué qu’il approuverait formellement au cours des prochaines heures le processus et l’échéancier.

Des fonds jusqu’à la mi-novembre

Après trois semaines passées à surveiller les finances de Groupe Capitales Médias, le comptable Christian Bourque estime que les prévisions budgétaires permettent toujours de publier les six journaux jusqu’à la mi-novembre.

Les revenus publicitaires du groupe sont toujours en baisse (9 %), note le séquestre, mais les revenus de tirage sont stables. Depuis trois semaines, les dépenses ont connu des baisses, qui sont temporaires, constate Christian Bourque.

Le juge Daniel Dumais a demandé au syndic un état de situation sur les régimes de retraite des employés passés et présents de GCM. 

Christian Bourque a confirmé qu’en date du 31 décembre 2018, les régimes de retraite avaient un surplus de 5 millions $ sur un actif total de 225 millions $.

Mais dans une hypothèse de faillite et de terminaison des régimes, où les sommes seraient placées dans des obligations à faible rendement, le déficit actuariel serait de 65 millions $, soit une perte de 25 % pour les membres.