Entre 40 et 50 partys de bureau à Québec ont reçu la visite de l’équipe d’Alco Prévention Canada et de sa machine pour les tests d’alcoolémie, dans les deux derniers mois.
Entre 40 et 50 partys de bureau à Québec ont reçu la visite de l’équipe d’Alco Prévention Canada et de sa machine pour les tests d’alcoolémie, dans les deux derniers mois.

«Je suis correct pour conduire...» Vraiment?

Sans surprise, les gens sont de mauvais juges lorsque vient le temps d’analyser leurs capacités à conduire après quelques verres. Parmi 30 000 tests d’alcoolémie réalisés par Alco Prévention Canada à la fin de soirées arrosées, 35 % des volontaires ne pouvaient pas conduire légalement et plus de la moitié d’entre eux ne s’en doutait pas.

L’entreprise Alco Prévention Canada s’est invitée dans plus de 300 événements dans la province lors des deux derniers mois. Entre 40 et 50 partys de bureau à Québec ont reçu la visite de l’équipe et de sa machine pour les tests d’alcoolémie, principalement les soirées organisées par de grosses entreprises.

La conclusion? Vaut mieux se tester avec un alcootest fiable avant de prendre le volant. Sans l’équipe pour informer certains employés de leur taux d’alcool trop élevé, ces derniers prenaient la direction de leur voiture.

«Il faut arrêter de se fier à son jugement. La voix qui nous dit "tu serais correct pour conduire", il ne faut pas l’écouter, ce n’est pas la bonne», insiste le directeur général chez Alco Prévention Canada, Stéphane Maurais.

Selon M. Maurais, comme un odomètre évalue la vitesse, un détecteur d’alcool devient un outil indispensable pour l’amélioration de la sécurité routière. Il remarque d’ailleurs que certaines entreprises font la location d’une telle machine pour les soirées d’employés, afin d’assurer un retour à la maison plus sécuritaire. 

«La technologie est là, ce n’est pas comme il y a plusieurs années, il existe de bons appareils vendus dans les magasins ou à la Société des alcools du Québec (SAQ). Il faut les utiliser, il n’y a plus de raison de prendre la route avec les facultés affaiblies», rappelle M. Maurais.

Les éthylotests sont maintenant offerts un peu partout au Québec. En plus de l’Alco-Tube Plus, un test d’alcoolémie à usage unique listé par la Food and Drug Administration (FDA) vendu dans les SAQ, Alco Prévention Canada offre des solutions intéressantes comme des locations de détecteur d’alcool pour des événements corporatifs et des appareils électroniques à usage personnel. Les détecteurs d’alcool numériques répondent aussi à un besoin précis, ils sont vendus chez Vitro Plus et Docteur du Pare Brise, Vin et Passion, Tanguay Électronique ainsi que sur le site Internet www.alcoprevention.com.

«Je me connais»

Si quelqu’un vous demande de lui faire confiance pour conduire parce qu’il «connaît ses limites», il ne faut pas l’écouter, c’est loin d’être un bon argument. 

«C’est le contraire, le jugement est affaibli dès que tu bois. Ici on a la limite du .08, ce n’est pas tolérance zéro pour tout le monde. C’est facile de perdre le compte», indique le directeur général. 

Depuis un an, il y a aussi toute la question entourant la conduite avec les facultés affaiblies par le cannabis. Pour l’instant, Alco Prévention fait le plus de sensibilisation possible et rappelle que l’effet de «lenteur» que procure le cannabis n’est pas un synonyme de «prudence», il laisse plutôt envisager un «manque de réflexes».

Il n’existe pas encore un alcootest pour le cannabis, la technologie n’est pas encore là. Rien ne fonctionne encore bien et c’est plus coûteux. Il existe un outil salivaire, mais dans le contexte de partys de bureau, ça ne s’installe pas facilement.

En terminant, M. Maurais note un meilleur comportement chez les fêtards cette année. L’an dernier, l’entreprise avait effectué le même exercice, le même genre de visite dans différentes soirées. Le pourcentage de volontaires qui dépassait le taux d’alcool légal dans le sang était alors de 40 %.