«Je ne suis pas une victime»

SHAWINIGAN — «Je ne suis pas une victime. C’est moi qui ai demandé de coucher avec lui. Je l’aimais».

Malgré le fait que Steve Landry-Mangaillou a plaidé coupable en juin à des accusations de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels sur une personne de moins de 16 ans, la victime refuse de se voir ainsi, car elle était amoureuse de cet homme de Terrebonne.

Le témoignage de la victime a été entendu mardi, au palais de justice de Shawinigan, lors du retour du dossier de cet individu de 26 ans. Landry-Mangaillou a eu une relation sexuelle avec cette adolescente âgée de 14 ans lors de leur première rencontre, en novembre 2016. Il était allé la chercher dans le secteur du Centre-de-la-Mauricie à l’insu de la mère de cette dernière. Mise au courant de la situation par de tierces personnes, la mère a finalement porté plainte à la police.

Selon la jeune femme aujourd’hui âgée de 17 ans, les gestes posés par Steve Landry-Mangaillou à son endroit n’ont aucune conséquence sur elle.

«Je ne voulais pas porter plainte. Je voulais continuer de le voir»

La jeune femme a indiqué à la cour qu’elle a toujours attiré l’attention de jeunes hommes de plus de 20 ans.

Elle a connu Landry-Mangaillou par l’internet. Elle affirme avoir été bouleversée quand les enquêteurs de la police lui ont demandé des détails concernant le pénis de l’individu et ce qu’elle portait comme sous-vêtement lors des événements.

«J’aurais aimé lui parler (à la suite de l’amorce du processus judiciaire). Je voulais savoir ce qu’il ressentait.»

Les observations sur la peine auront lieu le 2 décembre. La poursuite et la défense vont soumettre une suggestion de sentence commune qui inclura une peine d’emprisonnement.

Steve Landry-Mangaillou a aussi plaidé coupable à une accusation de leurre à l’égard d’une personne de moins de 16 ans.