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Un groupe de soutien des victimes d’agressions et d’inconduites sexuelles au sein de l’armée canadienne demande une réforme en profondeur du processus de plaintes.
Un groupe de soutien des victimes d’agressions et d’inconduites sexuelles au sein de l’armée canadienne demande une réforme en profondeur du processus de plaintes.

Inconduites dans l’armée: une réforme encore demandée du processus de plaintes

La Presse Canadienne
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Un groupe de soutien des victimes d’agressions et d’inconduites sexuelles au sein de l’armée canadienne demande une réforme en profondeur du processus de plaintes.

Christine Wood, coprésidente du groupe It’s Just 700, a déclaré jeudi devant un comité parlementaire que le signalement et l’enquête sur une allégation devraient se dérouler en dehors de la chaîne de commandement. Elle croit aussi que l’armée devrait consacrer davantage d’efforts au rétablissement des survivantes.

Mme Wood, une ancienne réserviste de l’armée de l’air, recommande par ailleurs la création d’un organisme indépendant pour accueillir les plaintes, ainsi que d’une plate-forme nationale pour la thérapie et le soutien par les pairs, en ligne.

Témoignant aussi jeudi devant le Comité de la condition féminine des Communes, Julie Lalonde, qui offre de la formation contre le harcèlement, affirme que les Forces armées canadiennes doivent définir plus clairement le traumatisme sexuel militaire, afin de répondre correctement à une culture sexualisée hostile aux femmes.

Le chef d’état-major par intérim, le lieutenant-général Wayne Eyre, a déclaré le mois dernier que l’armée élaborait actuellement une série de nouveaux programmes visant à lutter contre les comportements inappropriés, y compris un «manuel» pour le traitement des allégations d’inconduite visant des officiers supérieurs et la mise à jour du code de conduite militaire, avec des définitions plus concrètes de ce qui est inacceptable.

Le Comité permanent de la condition féminine des Communes est le deuxième comité parlementaire à enquêter sur la façon dont le gouvernement libéral a géré les allégations d’inconduite sexuelle visant des officiers supérieurs de l’armée, y compris l’ancien chef d’état-major, le général Jonathan Vance, et son successeur, l’amiral Art McDonald. Le Comité permanent de la défense nationale se penche aussi là-dessus.