Hydro-Québec fournissait annuellement 40 000 $ à la randonnée qui porte son nom.

Hydro-Québec met fin à deux commandites

La Randonnée Hydro-Québec devra trouver un nouveau partenaire financier, en raison du départ graduel... d’Hydro-Québec, un partenaire fondateur de cet événement qui en sera à sa 18e édition. Également, la société d’État ne commanditera plus la Traversée internationale du lac Saint-Jean. À terme, il s’agira d’une perte de 40 000 $ par année pour le premier et de 35 000 $ pour le second.

C’est ce qu’ont confirmé au Quotidien le directeur général de Liberté à vélo, Claude Asselin, le directeur général de la Traversée, Jérémie Bonneau, et le porte-parole d’Hydro-Québec, Maxence Huard-Lefebvre.

« Pour la Randonnée Hydro-Québec, on avait une lettre d’entente pour deux ans qui avait été renouvelée. On parle en 2019 de 40 000 $, qui est 100 % du montant qu’on octroyait. L’année prochaine, on va demeurer impliqués. Pour faciliter le retrait, pour les aider à retrouver de nouvelles sources de financement, on va verser 20 000 $ et ce sera la dernière année. Pour la Traversée du lac Saint-Jean, cette année c’est 17 500 $, ce qui correspond à 50 % du montant initial de 35 000 $. On n’est pas allés de façon unilatérale, on a trouvé une approche avec chacun des partenaires pour qu’ils aient du temps afin de trouver de nouvelles sources de financement et ce fut le cas avec ces deux événements-là », a détaillé le porte-parole d’Hydro-Québec.

« Ils nous ont rencontrés au mois de janvier. Eux, ils avaient eu leurs rencontres internes au mois de décembre. Ils nous avaient dit qu’ils modifiaient leur politique. C’est le partenaire qui a fondé l’événement avec nous. C’est un montant très substantiel, très important pour nous. Il faut se revirer de bord, car ça portait leur nom », a raconté pour sa part Claude Asselin, lui aussi présent depuis les débuts de la randonnée de trois jours en vélo autour du lac Saint-Jean, via la Véloroute des Bleuets. La part d’Hydro-Québec représentait environ le tiers du budget de l’événement.

Du côté de la Traversée, le directeur général se disait aussi déçu. « On est bien malheureux. On aurait aimé ça les garder pour les 25 prochaines années. Ça faisait pas loin de ça qu’ils étaient avec nous. Mais je ne suis pas très inquiet pour le futur », a indiqué Jérémie Bonneau. Ce dernier le voit plutôt comme une opportunité d’aller chercher de nouveaux partenaires.