La performance du Québécois Hugo Houle a retenu l'attention, puisqu'il a fini en septième place de l'étape. Il s'agit de son meilleur résultat en carrière au Tour de France.
La performance du Québécois Hugo Houle a retenu l'attention, puisqu'il a fini en septième place de l'étape. Il s'agit de son meilleur résultat en carrière au Tour de France.

Hugo Houle septième de la 12e étape: «J’ai montré que j’étais capable d’être là, avec les meilleurs» 

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SPORTCOM – Habitué de jouer le rôle de coéquipier, Hugo Houle (Astana) a pu profiter des circonstances de course pour nourrir ses ambitions personnelles alors qu’il s’est classé septième de la douzième étape du Tour de France jeudi, entre Chauvigny et Sarran. Il s’agit de son meilleur résultat à une étape du Tour et du meilleur résultat d’un Québécois au Tour de France.

«Ça va, j’ai un petit mal de jambes, mais c’est un mal agréable comme on dit après une belle étape comme ça!» a soutenu Houle après ces 218 kilomètres, la plus longue étape de l’édition 

«C’est une des courses où j’ai vraiment bien  performé. J’ai montré que j’étais capable d’être là, avec les meilleurs, dans des étapes très difficiles. Mon objectif reste le même: gagner une étape un jour. Ça m’encourage aujourd’hui (jeudi). Je vois que c’est quand même possible. Il faut être opportuniste et intelligent. Ce n’est pas une chose simple, mais je pense que j’ai les qualités et les acquis pour le faire.»

Après deux occasions ratées à ce Tour de France, l’ancien champion du monde espoir (moins de 23 ans) Marc Hirschi (Sunweb) a enfin pu goûter à la victoire. Le Suisse a joué les équilibristes à plus de 70 kilomètres/heure dans une descente périlleuse où il a pris tous les risques sur la route étroite, ombragée et ponctuée de virages. Le futur vainqueur a même perdu le contrôle de sa roue arrière par moments, mais il a pu rallier l’arrivée en solo. Derrière Hirschi, à une cinquantaine de secondes, Houle a fait partie d’un groupe de six coureurs. Le leader d’Astana Miguel Angel Lopez termine la journée en 39e place dans le groupe du maillot jaune Primoz Roglic (Jumbo-Visma) à 2 minutes 33 secondes du gagnant. Roglic conserve la tête du classement provisoire 21 secondes devant Egan Bernal (Ineos Grenadier). Lopez est 9e (+1 minute 15 secondes) et Houle grimpe de 13 rangs pour pointer en 49e place (+1 heure 13 minutes 48 secondes).

Récolter le travail d’une décennie

Depuis le début de ce Tour, Hugo Houle a su éviter les chutes et toujours bien lire la course. Un travail de longue haleine selon lui. 

«Ça fait 11 ans que je suis professionnel et je récolte les bénéfices d’avoir commencé à courir jeune, d’avoir fait beaucoup de courses en Belgique où c’est stratégique et où ça joue du coude. Je suis habile dans le peloton et c’est pourquoi on me demande souvent de rester près des leaders comme c’était le cas aujourd’hui au départ.»

Une fin de course explosive

Les attaques ont fusé de toutes parts dans les 50 derniers kilomètres. Houle a fait partie d’un groupe qui est revenu sur son coéquipier Alexey Lutsenko alors en contre. 

«Dans le deuxième col, je me sentais bien et j’ai imposé mon allure. J’ai essayé de maintenir un gros tempo soutenu, car je ne suis pas un gros fan des changements de rythme.»

Hirschi s’est échappé avec 28 kilomètres à faire et la bataille se poursuivait derrière, comme l’a confirmé Houle. «Quand Julian Alaphilippe (Deceuninck - Quick Step) a attaqué à 1,5 kilomètre du sommet, j’ai serré les dents pour m’accrocher et basculer dans la descente, car je savais que c’était un moment clé. 

«Les cinq ou six derniers kilomètres, c’était une attaque après l’autre. Il y avait beaucoup de changements de rythme dans le final, c’était très difficile et ça faisait très mal aux jambes.» 

À l’étape de vendredi, un parcours de 191 kilomètres attendra les coureurs entre Châtel-Guyon et Puy Mary Cantal. Une arrivée est prévue au sommet du col de Puy Mary, classé première catégorie, pour culminer cette journée d’un dénivelé positif de 4400 mètres.

La fierté de Sainte-Perpétue s’attend à une épuisante journée où les écarts à l’arrivée s’annoncent grands.