Christophe Contant et Samuel Turgeon ont eu un «coup de foudre entrepreneurial» et ont immédiatement décidé de se lancer en affaires ensemble.

Holos, une jeune entreprise qui veut révolutionner le déjeuner

Deux jeunes entrepreneurs de Québec ont lancé la semaine dernière la plateforme 100 % numérique Holos, qui promet de révolutionner la manière dont nous commençons nos journées. La jeune pousse offre des déjeuners clé en main et biologiques, livrés à domicile pour les pressés du matin.

Christophe Contant et Samuel Turgeon se sont connus il y a près de deux ans. À l’époque, le premier terminait des études spécialisées en alimentation de deux ans au Canadian School of Natural Nutrition, à Vancouver, alors que le second achevait un certificat en Music Business au Musicians Institute, à Los Angeles.

«Je voyageais sur la côte Ouest américaine à cette époque-là et les déplacements ont beaucoup affecté mon alimentation, explique Samuel. J’en ai parlé autour de moi, et un ami commun m’a présenté Chris, qui avait toute l’expertise nutritionnelle dont j’avais besoin pour changer mes habitudes.»

Ce qui devait d’abord être une rencontre de quelques heures s’est transformé en un «coup de foudre entrepreneurial» pour les deux gradués, qui ont immédiatement décidé de se lancer en affaires ensemble.

Prof de yoga, sportif aguerri et ancien coach en nutrition, Christophe Contant possède de son côté toute une expertise alimentaire du haut de ses 24 ans. Il décrit le produit d’Holos comme «un combo alimentaire parfait», réunissant les meilleurs ingrédients et le plus de valeurs nutritives.

Résultat d’un travail de longue haleine sur plus d’un an et demi en conception et en recherche, le déjeuner se vend au prix de 5 $ l’unité, sans frais de livraison.

«Quand on compare à d’autres types de déjeuners sur le pouce en ce moment sur le marché, rien n’accote nos produits, lance-t-il. Nos concurrents manquent souvent de macronutriments, de vitamines, de minéraux. Ce n’est pas notre cas. On s’est entouré d’experts pour atteindre cet équilibre. 80 % de nos ingrédients sont crus, et très peu transformés.»

Une idée de ce à quoi ressemble le déjeuner Holos typique.

Ambitions nationales

Jusqu’ici, le duo prépare tout lui-même, de la production des mélanges à l’ensachement, ou de la commercialisation à la livraison, dans ses locaux à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Pour mieux compiler les données de consommation de ses usagers et améliorer l’offre, Samuel Turgeon croit que d’opter pour un modèle d’affaires entièrement en ligne, sans points de distribution, est gagnant. «On réduit de beaucoup notre empreinte écologique, notre coût d’opération, et on connaît mieux nos clients. En épicerie, le produit coûterait beaucoup plus cher aussi», dit ce dernier.

«L’objectif ultime, dans cinq ans, c’est que la plupart des Nord-Américains aient Holos comme une partie de leur routine matinale, et qu’on distribue le produit un peu partout dans le monde, ajoute Christophe. Le défi, c’est de changer les habitudes, de convertir les gens au magasinage alimentaire en ligne.»

D’ici quelques mois, quand elle aura lancé une gamme plus complète de produits, la jeune entreprise vise à développer un sentiment d’appartenance autour de son message, qu’est celui de prendre soin de soi, dès le début de la journée. «On veut créer une communauté virtuelle autour du désir de s’entraider pour devenir la meilleure version de soi, résume Samuel. Des contenus pour t’inspirer, t’aider à améliorer tes conditions de vie.»

Holos a entrepris une campagne de sociofinancement (cliquez) sur la plateforme québécoise, La Ruche, la semaine dernière, afin de financer l’achat de son nouveau local, de ses installations de production et de ses premiers investissements en publicité.

«Ça prend de grosses machines pour produire autant, dans l’inventaire qu’on vise. Une bonne partie des fonds qu’on reçoit iront dans l’aspect opérationnel», expliquent les jeunes experts en nutrition.

L’organisation demande 30 000 $ au public à cet effet. Celui-ci semble répondre à l’appel pour l’instant; en quelques jours à peine, la campagne a reçu près de 7000 $ et atteint près du quart de son objectif. De quoi réjouir les deux jeunes hommes, qui ne sont pas près de s’arrêter.