Frédéric Demers affirmait avoir été atteint par une granulomatose de Wegener après avoir respiré des fumées toxiques dans les premières minutes de la tragédie, alors qu’aucun autre cas n’a été répertorié à Lac-Mégantic six ans après la tragédie.

Frédéric Demers se rétracte et propose aux donateurs de les rembourser

Frédéric Demers se rétracte. Cet homme qui appelait à la sympathie des gens et qui demandait 10 000 $ afin de pouvoir s’acheter des machines d’oxygène propose aux donateurs de les rembourser.

« J’aimerais vous offrir de rembourser vos dons, car malgré moi, [j’ai] toujours été persuadé que mon état de santé était dû aux fumées toxiques. Aujourd’hui [vendredi], j’ai été informé que c’était impossible. Je souhaite aussi demander pardon d’avoir effrayé des gens de Lac-Mégantic. Je suis désolé pour la confusion », a-t-il exprimé dans un communiqué publié sur le site de GoFundMe. 

Celui qui dit avoir prêté main-forte aux premiers répondants de Lac-Mégantic rembourse les donateurs « par souci de transparence », affirme-t-il. 

Lors de vérifications auprès de spécialistes de la santé cette semaine, des médecins ont affirmé à La Tribune avoir de sérieux doutes sur le lien de cause à effet entre la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic et la condition médicale de Frédéric Demers. 

Rappelons que lors de sa campagne GoFundMe, l’homme a amassé près de 24 000 $. Frédéric Demers affirmait avoir été atteint par une granulomatose de Wegener après avoir respiré des fumées toxiques dans les premières minutes de la tragédie, alors qu’aucun autre cas n’a été répertorié à Lac-Mégantic six ans après la tragédie. 

Des médecins remettaient en doute la cause de la maladie de M. Demers. L’un d’eux rappelle entre autres que lorsqu’un patient reçoit un diagnostic nécessitant de l’oxygène, des machines sont prêtées gratuitement par le CLSC. 

« Tout l’équipement pour lequel il demande du financement est fourni gratuitement par le Programme national d’oxygénothérapie à domicile quand on a les diagnostics, a confié un médecin à La Tribune. C’est un accès super facile au Canada et au Québec. C’est fourni gratuitement par le CLSC, et ce, jusqu’à la fin de la vie du patient. Personne ne meurt de manque d’accès à l’oxygène au Canada. Quand un patient a besoin d’oxygène, il y a tout un processus pour ne pas qu’il en manque. Rebranchement d’Hydro en priorité et suivi médical serré, entre autres. » 

Les donateurs qui souhaitent récupérer le montant d’argent offert à Frédéric Demers via la campagne de financement GoFundMe peuvent le faire en se rendant sur le site de sociofinancement.