L'usine Sico de Beauport

Fermeture de Sico: le syndicat attend des explications de l’employeur

Les syndicats qui représentent les employés québécois du fabricant de peinture Sico signalent mardi qu’ils demeurent en attente d’une rencontre avec leur employeur, la compagnie américaine PPG, pour obtenir des explications sur l’annonce du déménagement de leurs opérations du Québec vers l’Ontario.

Les deux syndicats rappellent que le 22 novembre dernier, les travailleurs de l’usine de Beauport et du centre de distribution de Longueuil ont donné le mandat aux représentants de la Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN d’interpeller PPG afin d’obtenir une rencontre le plus rapidement possible.

Les employés demeurent sans réponse sur plusieurs aspects des fermetures qui ne devraient survenir qu’en septembre 2019; l’échéancier précis n’est pas encore connu.

PPG, qui est basé à Pittsburgh, avait acquis Sico en 2013. L’entreprise qui a vu le jour à Québec en 1937 était passée aux mains d’AzkoNobel en 2006, puis de PPG. En annonçant sa décision de quitter le Québec pour l’Ontario il y a près de deux semaines, PPG a expliqué que les fermetures s’inscrivaient dans des efforts d’optimisation de la production manufacturière et de la capacité de distribution.

L’entreprise américaine estimait que près de 125 travailleurs québécois seraient touchés.

Le premier ministre du Québec François Legault, qui a déjà siégé au conseil d’administration de Sico, s’est montré irrité par la décision de PPG et a suggéré aux Québécois de se procurer dorénavant d’autres produits que la peinture Sico, en encourageant l’achat local.

Le Syndicat des employés de Sico Longueuil regroupe 45 salariés alors que le Syndicat des employés de Sico compte environ 70 travailleurs à Québec.