Jérémy Leroux (au centre), auteur de trois buts et quatre aides dans le match contre les Bruins de Blyth Academy lundi, et son centre Kody Dupuis (no 96), deux buts et trois aides, font partie des plus beaux espoirs du hockey mineur québécois.

Faire déjà sa marque à 12 ans [VIDÉO]

À regarder tournoyer le numéro 8 sur la glace du Centre Vidéotron, facile de voir que Jérémy Leroux est un joueur d’exception. À en étourdir les Bruins de Blyth Academy, que les Diabolos de l’école secondaire Lucille-Teasdale de Blainville ont écrasés 11-0, lundi, au Tournoi pee-wee de Québec.

Les noms de l’ailier droit Leroux, auteur de trois buts et quatre aides dans le match, et de son centre Kody Dupuis, deux buts et trois aides, circulent déjà dans les conversations à propos des plus beaux espoirs du hockey mineur québécois. Mais leur entraîneur-chef, Pascal Dupuis, incidemment le père du second et ex-joueur de la LNH, est là pour les ramener sur terre.

«Les listes, c’est pour faire parler les parents et donner un petit velours aux jeunes. Mais tout le monde a un chemin différent. J’en suis le meilleur exemple! Je n’ai jamais été repêché dans la LNH et j’y ai joué 16 ans», affirme celui qui a disputé près de 1000 matchs dans la grande ligue et a gagné deux Coupe Stanley avec un certain Sidney Crosby, chez les Penguins de Pittsburgh.

«Crosby était bon atome, pee-wee, bantam, midget, junior et est encore un exceptionnel dans la LNH. Ça dépend! Pour certains, la pente est ascendante tout le long, tandis que d’autres explosent quand la moustache et le poil sous les bras commencent à pousser», illustre le bonhomme de 39 ans, qui a joué au Tournoi pee-wee en 1993 avec Mille-Îles. Une appendicectomie récente l’avait toutefois empêché d’être à son mieux sur la glace du Colisée.

Pas un record, mais...

N’empêche que Leroux a inscrit sept points dans cette rencontre d’ouverture de la catégorie scolaire, lundi. Loin encore du record du tournoi de 11 points (Niklas Peltomaki, 2010; Maxime Quoquochi, 1966; Wayne Gretzky, 1974), mais ses 51 buts et 81 points en 27 matchs de saison montrent que cela n’avait rien d’un coup de chance.

Le jeune Dupuis n’est pas en reste avec 56 points en 27 matchs réguliers. Dans la rencontre de lundi, leur trio complété par Jérémy Cécile a cumulé 16 points, soit 6 buts et 10 passes.

Que pensent-ils des prédictions des experts et des discussions de salon? «C’est de la motivation et en même temps, ça stresse aussi», dit Leroux. «Ça me motive un peu aussi, mais on a juste 12 ans. Tout peut changer en un instant», ajoute Dupuis, avec sagesse.

Ils ont suivi la voie scolaire d’abord pour l’obligation de bien faire leurs devoirs, sinon ils peuvent manquer des matchs, puis pour l’ambition d’un jour accéder aux universités américaines et à la NCAA.


« [Les prédictions et discussions de salon], ça me motive un peu aussi, mais on a juste 12 ans. Tout peut changer en un instant »
Kody Dupuis, centre pour les Diabolos

Mais ne comptez pas sur le pilote des Diabolos pour partir la guerre civil-scolaire. «Il y a de bons intervenants partout. Mon frère Martin et son fils Justin sont aussi au Tournoi pee-wee avec l’Armada de Blainville-Boisbriand, donc dans le civil (AA-Élites). Il n’y en a pas un meilleur que l’autre, il y a du bon des deux côtés», conclut Pascal Dupuis.

Les gars de Lucille-Teasdale auront plus de pain sur planche vendredi (11h45), contre la seule équipe à les avoir vaincus cette saison, le Vert et Or du Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières.