Marysol Douillard

Enfants laissés seuls : fini les garderies pour Marysol Douillard

« Mon service de garde est fermé. Je n’ai pas l’intention de le rouvrir. Je tourne la page. »

Marysol Douillard, cette ancienne responsable d’un service de garde en milieu familial privé sur la rue Belvédère Sud à Sherbrooke, qui aurait laissé des enfants seuls alors qu’elle se trouvait en état d’ébriété en septembre dernier, a fait part de ses intentions au tribunal, mercredi, après le dépôt d’une procédure légale contre elle.

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Le ministère public veut qu’elle s’engage à ne pas chercher d’emploi, rémunéré ou bénévole, qui pourrait la placer en relation de confiance avec des enfants de moins de 16 ans.

« Le ministère public et le Service de police de Sherbrooke ont des motifs de croire qu’il pourrait y avoir des sévices graves à la personne si elle recommençait à opérer une garderie. C’est pour ça que les procédures ont été entamées afin qu’elle ne puisse pas avoir de garderie pendant douze mois. C’est une procédure préventive. On veut simplement prévenir pour qu’il n’arrive pas d’incident malheureux », explique la procureure aux poursuites criminelles, Me Marilène Laviolette.

Une ordonnance d’engagement en vertu de l’article 810.2 (3) du Code criminel a été déposée contre Marysol Douillard devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Dans le libellé du document judiciaire, il est stipulé « qu’en raison d’incidents survenus le 12 septembre 2019 », les autorités « ont raison de craindre qu’elle commette, à l’endroit d’une ou des personnes des sévices graves ».

Aucune accusation criminelle n’a encore été portée contre la femme de 45 ans relativement aux gestes survenus le 12 septembre dernier.

« Le dossier a été déposé à nos bureaux. Il demeure à l’étude », signale Me Laviolette.

Trois enfants de moins de deux ans ont été abandonnés au service de garde en milieu familial privé du quartier centre-sud à Sherbrooke.

Pendant que les enfants restaient seuls dans le sous-sol d’un logement sur la rue Belvédère Sud, Marysol Douillard se trouvait au premier palier de l’immeuble dans un état d’ébriété avancé. Un quatrième enfant se trouvait avec elle.

« Vous n’êtes accusée de rien. Il y a une allégation où le ministère public a des motifs de croire à des sévices graves. Même si vous n’êtes accusés de rien, je vous suggère de communiquer avec un avocat et de prendre connaissance de la preuve », a expliqué le juge Dunnigan.

Marysol Douillard a consulté Me Patrick Fréchette qui doit analyser la preuve.

« Je ne fais aucune admission. Nous allons déterminer s’il y aura une audition et sa durée », signalé Me Fréchette avant de demander le report du dossier au 4 octobre prochain.

Le service de garde en milieu familial privé Marie-Chocolat, qui était ouvert depuis environ quatre ans, avait comme devise « La qualité, c’est la priorité ».

C’est le parent de l’un des enfants du service de garde non subventionné qui a avisé les autorités de cette situation troublante.

À leur arrivée, les policiers ont retrouvé la femme au premier étage de l’immeuble. Elle était en état d’ébriété avec des canettes de bière vides autour d’elle. Elle a eu peine à venir ouvrir aux policiers.

Le quatrième enfant était dans une autre chambre de ce logement situé à l’étage supérieur à la garderie.

Les parents des enfants qui utilisaient ce service de garde privé ont été contactés pour venir chercher leurs enfants.