La semaine dernière, un conducteur âgé dans la soixantaine a heurté un signaleur. L’automobiliste s’expose à des accusations sérieuses, selon le Service de police de Sherbrooke.

Encore un signaleur victime d’un automobiliste impatient

Un automobiliste sherbrookois s’expose à une lourde accusation à la suite de son geste commis la semaine dernière contre un signaleur.

L’événement est survenu le 3 juillet en après-midi, sur la rue Barton. Dans un élan d’impatience, le conducteur âgé dans la soixantaine a heurté le signaleur, rapporte Samuel Ducharme, porte-parole du Service de police de Sherbrooke.

Une plainte a été déposée et les enquêteurs ont été mis sur le dossier afin de recueillir les témoignages et versions des personnes impliquées, dit-il.

Heureusement, le signaleur, un homme âgé dans la cinquantaine, n’a pas été blessé sérieusement.

« Ça s’est fait à basse vitesse. Selon les premières indications, le conducteur a signifié qu’il allait passer malgré l’interdiction. Le signaleur s’est placé devant le véhicule comme pour protéger ses collègues de travail, raconte l’agent Ducharme. L’homme aurait tenté de forcer le passage à plus d’une reprise. »

« Des accusations pourraient être portées éventuellement. Ce sont des accusations très sérieuses d’agression armée. »

Est-ce qu’on revivra la même crise que l’an dernier ou de 2017, quand des signaleurs et des signaleuses ont été victimes de chauffards sur les chantiers. Selon M. Ducharme, il pourrait s’agir du premier cas à Sherbrooke cette année, depuis le début de la saison des travaux routiers.

L’événement fâcheux s’est déroulé devant témoin. « Une dame a interpelé verbalement le suspect pour qu’il arrête. Elle a pu prendre le numéro de plaque », dit-il.

« L’homme s’était rendu chez lui à proximité. »

 On lance donc un appel au calme alors que les chantiers se multiplient sur le territoire. « Les gens deviennent émotifs », ajoute Samuel Ducharme. Les signaleurs ne sont pas là pour contrarier les automobilistes. Ils sont là pour la sécurité des chantiers. »

« On dirait que les gens prennent ça personnel. Les signaleurs ne peuvent pas faire d’exception à la pièce pour laisser les gens passer. » 

Caroline Gravel, directrice du Service des infrastructures urbaines de la Ville de Sherbrooke, trouve déplorable qu’on doive vivre un autre épisode du genre sur les chantiers du territoire, malgré toute « la publicité qui a été faite sur ce sujet. »