L’hydravion était suspendu dans les arbres à la suite de son écrasement.

Écrasement d’hydravion à Lac-à-la-Tortue

Un hydravion transportant six personnes s’est écrasé jeudi après-midi, dans le secteur Lac-à-la-Tortue, à Shawinigan. Heureusement, tous les occupants de ce vol touristique, dont cinq touristes italiens, sont sains et saufs.

L’hydravion, un Cessna de l’année 1982 appartenant à Bel-Air Laurentien Aviation, s’est écrasé vers 15h dans un boisé du camping Rouillard, non loin de l’aérodrome de Lac-à-la-Tortue. L’appareil est suspendu dans les arbres. 

Les touristes qui étaient à son bord sont des Italiens et n’ont pas été blessés gravement. Selon la Sûreté du Québec, deux personnes ont toutefois subi des blessures mineures et une d’entre elles a dû être transportée vers le centre hospitalier en ambulance par mesure préventive. Sous le choc après l’accident, le pilote a pour sa part subi des blessures superficielles. 

Les véhicules d’urgence, dont ceux des pompiers de Shawinigan, ont dû emprunter les routes du camping pour se rendre sur le site de l’accident.

Une personne a pris le chemin de l’hôpital par mesure préventive.

Lorenzo Santonia est un des touristes qui se trouvaient à bord de l’hydravion lorsque celui-ci s’est écrasé. Ce touriste italien se trouve au Québec pour son voyage de noces. Bien que secoués, sa conjointe et lui n’ont subi aucune blessure. 

«La prochaine fois, c’est certain qu’on ne prendra plus de petit avion», avoue-t-il en anglais, quelques minutes après l’accident. 

Lorenzo Santonia et sa conjointe Elena se souviendront longtemps de leur voyage de noces au Québec.

Selon le témoignage de M. Santonia recueilli sur place par Le Nouvelliste, l’écrasement est survenu à la fin du vol touristique. Il mentionne que l’hydravion était en approche du lac à la Tortue lorsque le moteur se serait arrêté. 

«Nous avons volé durant une vingtaine de minutes et soudainement, le moteur semble s’être arrêté», ajoute le touriste italien. 

Le pilote de l’hydravion a été coupé au visage, mais n’a pas pris le chemin de l’hôpital après l’accident.

Des clients du camping ont d’ailleurs rapporté avoir entendu un important bruit lorsque l’avion s’est écrasé. Le propriétaire de l’endroit Martin Picard remerciait le ciel que personne ne soit mort dans cet accident. 

«Avec le pilote, on devrait s’acheter un billet de 6/49», mentionne-t-il quelques instants après les événements. «Il y a des campeurs à 150 pieds de là. C’est un miracle. C’est digne d’un film.» 

Le propriétaire du camping Rouillard, Martin Picard.
Le propriétaire de Bel Air Laurentien Aviation, Alfred St-Onge.

Une enquête du Bureau de la sécurité des transports (BST) du Canada sera ouverte afin de déterminer les causes de l’accident. Des enquêteurs doivent se rendre sur place vendredi. Pour l’instant, l’hydravion ne sera pas déplacé, afin de laisser le temps aux enquêteurs d’analyser le site de l’écrasement ainsi que les dommages sur l’appareil. 

Il a été impossible d’obtenir les commentaires de la direction de Bel Air Laurentien Aviation. Le propriétaire de l'entreprise, Alfred St-Onge, s'est toutefois rendu sur place après l'accident.