Amateur de pêche, Jean-Luc Beauregard s’est rendu sur la rivière Mistassini à bord d’une chaloupe, vendredi dernier vers l’heure du midi. On ne l’a pas revu depuis.
Amateur de pêche, Jean-Luc Beauregard s’est rendu sur la rivière Mistassini à bord d’une chaloupe, vendredi dernier vers l’heure du midi. On ne l’a pas revu depuis.

Disparu au Lac-Saint-Jean: la famille demande de l’aide pour poursuivre les recherches

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
L’angoisse, la peine et la fatigue étaient perceptibles dans la voix de Mylène Beauregard, rongée par l’inquiétude. Au début du quatrième jour de recherches pour retrouver son père, Jean-Luc, disparu vendredi après-midi au Lac-Saint-Jean, les espoirs de le revoir en vie s’amenuisent. Une campagne de financement a été mise sur pied pour aider la famille à financer les recherches ayant cours dans la rivière Mistassini, où il a été aperçu pour la toute dernière fois.

Jean-Luc Beauregard demeure à Dolbeau-Mistassini, mais est originaire de la région de Granby.

Amateur de pêche, celui-ci s’est rendu sur la rivière Mistassini à bord d’une chaloupe, vendredi dernier vers l’heure du midi.

« Sa femme devait aller le rejoindre en après-midi, mais elle n’est pas parvenue à communiquer avec lui pour lui dire qu’elle s’en venait », relate Mylène Beauregard, une résidente de Sainte-Cécile-de-Milton, en Montérégie.

Plus tard ce jour-là, l’embarcation du jeune sexagénaire a été retrouvée, sans occupant à son bord. « Et le moteur tournait toujours... » rapporte la fille du disparu.

Des recherches intensives sont menées depuis par la Sûreté du Québec, qui a notamment déployé des embarcations nautiques, des VTT, des plongeurs, un hélicoptère ainsi que des drones pour retrouver la trace du disparu.

Des recherches intensives sont menées depuis vendredi par la Sûreté du Québec, qui a notamment déployé des embarcations nautiques, des VTT, des plongeurs, un hélicoptère ainsi que des drones pour retrouver la trace du disparu.

Soutenir les recherches

Aussitôt informés de sa disparition, les huit enfants de M. Beauregard ont tout laissé en plan pour venir en renfort.

En ce sens, Mme Beauregard a créé dimanche une campagne de sociofinancement sur la plateforme GoFundMe. Le montant amassé par la campagne de sociofinancement viserait à financer les frais de « la nourriture destinée aux secouristes et bénévoles, l’essence, les véhicules pour les recherches marines, et l’hébergement », entre autres.

« On voulait éviter que ceux qui participent aux recherches se déplacent de la rivière pour aller chercher à manger, explique la Miltonnaise. On s’occupe de tout ça. »

Depuis, 5717$ sur l’objectif fixé à 10 000 $ avaient déjà été amassés mardi soir grâce à la générosité de quelque 110 donateurs.

Des membres de la famille contribuent aussi aux recherches à bord d’un bateau.

Mardi, deux embarcations sont censées se rendre plus loin en aval du cours d’eau, où se trouvent des chutes, afin de voir si M. Beauregard n’y aurait pas dérivé. Un autre bateau ira mener des recherches en bas des chutes, dans le secteur de Dolbeau, nous apprend Mme Beauregard. « La section de la rivière où le bateau a été retrouvé a pas mal été ratissée », dit-elle.

« Pas vraiment de mon côté », laisse-t-elle ensuite tomber, la voix empreinte d’émotion, quand on lui demande si elle a encore espoir de retrouver son père en vie.

Jointe mardi matin, la Sûreté du Québec a refusé de confirmer l’identité du sexagénaire porté disparu depuis vendredi, sous prétexte qu’elle n’en est pas rendue à ce stade dans l’enquête.