Le conjoint de Mélissa Blais, François Venne.

Disparition de Mélissa Blais: «Toujours rien de nouveau depuis un mois»

Louiseville — Voilà déjà un mois que les proches de Mélissa Blais sont sans nouvelles de cette femme de 34 ans de Yamachiche, disparue après une soirée dans des bars de Louiseville. Les nombreuses recherches sur terre comme sous l’eau pour la retracer ou bien retrouver son véhicule n’ont pour l’instant rien donné. Maintenant convaincu qu’elle a été victime d’un geste criminel, son conjoint souhaite que l’enquête de la Sûreté du Québec s’oriente dans cette direction.

«Les proches de Mélissa pensent de plus en plus comme moi, qu’elle a été victime d’un geste criminel», avoue François Venne en entrevue, un mois jour pour jour après la disparition de sa conjointe. 

«Un mois, c’est long. [...] J’espère maintenant, après un mois de disparition, que l’enquête de la Sûreté du Québec se concentre sur cette possibilité», ajoute-t-il en étant conscient que les enquêteurs ne lui divulguent pas tout ce qu’ils font. 

Car pour François Venne, il est de plus en plus clair que sa conjointe ne s’est pas enfuie, qu’elle n’a pas décidé de prendre une pause de sa vie et de sa famille et qu’elle ne s’est pas suicidée. «Elle n’aime pas conduire, alors elle ne s’est pas enfuie. Et lorsqu’une personne décide de s’enlever la vie, elle laisse souvent une trace où on peut la retrouver», estime-t-il. 

Mélissa Blais est disparue depuis le 2 novembre dernier.

Ce qui pousse le conjoint de Mélissa Blais à croire encore plus qu’un geste criminel est à l’origine de sa disparition est justement cette absence de toute trace. La Toyota Corolla 2011 de couleur noire avec quatre portes (immatriculé Y70 FAD) n’a jamais été retrouvée ni même des morceaux provenant de la voiture. «Les recherches n’ont rien donné. Il n’y a rien de nouveau depuis un mois», déplore M. Venne. «Il y a eu beaucoup d’improvisation dans cette enquête.»

François Venne n’hésite en effet pas à parler d’improvisation dans l’enquête policière. Pour lui, les policiers auraient dû se concentrer dès le début sur l’hypothèse d’une agression. 

Par ailleurs, le conjoint de Mélissa Blais avait confié au Nouvelliste il y a quelques semaines qu’il accepterait de passer le test du polygraphe si jamais les enquêteurs de la SQ jugeaient cela nécessaire. Car il est conscient que lorsqu’une femme disparaît, son conjoint fait souvent partie de la liste des suspects potentiels. Les trop nombreux drames conjugaux obligent les enquêteurs à considérer cette option. 

«J’en ai parlé avec les enquêteurs. Ils me disent toutefois qu’ils jugent que ce n’est pas nécessaire actuellement», précise M. Venne qui se dit toujours prêt, si ça peut faire avancer l’enquête, à se soumettre au détecteur de mensonges. 

Les proches de Mélissa Blais sont convaincus que quelqu’un détient des informations qui pourraient permettre de retrouver la mère de deux enfants. Après tout, Mélissa Blais n’était pas seule dans les bars de Louiseville le soir de sa disparition, le 2 novembre dernier. Rappelons qu’après une dispute avec son conjoint le 1er novembre, Mélissa Blais s’est rendue avec des amis dans un bar de Louiseville pour jouer au poker, avant d’aller consommer de l’alcool dans deux autres bars. 

«Comme je le dis depuis plusieurs semaines, ce qu’on veut, c’est de retrouver Mélissa Blais. On ne cherche pas un coupable», soutient M. Venne. «Si quelqu’un sait quelque chose, qu’il le dise à la Sûreté du Québec.»