Un corps a été repêché par les plongeurs de la Sûreté du Québec dans la rivière Chicoutimi, jeudi vers 11h, au terme des recherches visant à retrouver un étudiant porté disparu depuis mercredi, en fin d’après-midi. La dépouille a été récupérée par les services funéraires.
Un corps a été repêché par les plongeurs de la Sûreté du Québec dans la rivière Chicoutimi, jeudi vers 11h, au terme des recherches visant à retrouver un étudiant porté disparu depuis mercredi, en fin d’après-midi. La dépouille a été récupérée par les services funéraires.

Disparition dans la rivière Chicoutimi: un corps repêché 

Un corps a été repêché vers 11h jeudi dans la rivière Chicoutimi par les plongeurs de la Sûreté du Québec, dans le parc de La Pulperie, à l’endroit où des recherches étaient menées afin de retrouver l’étudiant international de 28 ans tombé accidentellement dans l’eau mercredi.
Policiers, pompiers et ambulanciers de Saguenay avaient ratissé les rives de la rivière Chicoutimi jusqu'à 21h, jeudi, dans le parc de La Pulperie.

Tout porte à croire qu’il s’agit de l’étudiant de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) originaire du Togo qui était porté disparu, a affirmé Luc Tardif, porte-parole du Service de police de Saguenay (SPS). L’étudiant international complétait actuellement sa maîtrise. 

En fin de soirée jeudi, il n’était toujours pas possible de confirmer pour le lieutenant Denis Harvey si l’identité du corps repêché était bel et bien l’étudiant de l’UQAC.

Les plongeurs de la Sûreté du Québec, appelés en renfort au SPS jeudi matin à Chicoutimi, avaient concentré leurs recherches dans un secteur précis de la rivière. Les recherches ont été orientées grâce aux informations des deux amis et colocataires de l’étudiant, qui se trouvaient avec lui au moment du drame survenu à la hauteur de la rue Gosselin, vers 17h30 mercredi.

Les deux témoins se trouvaient toujours sur place, jeudi matin, et ont pu fournir «de l’information précieuse» aux enquêteurs, a précisé le porte-parole, afin d’aiguiller les recherches.

«Il a été retrouvé très près de l’endroit où il aurait glissé», a précisé Luc Tardif en point de presse. La thèse de l’accident est toujours privilégiée. Le jeune homme aurait glissé sur un rocher, dans un secteur escarpé, et aurait rapidement sombré dans les eaux de la rivière.

Selon trois autres colocataires et amis de l’étudiant qui s’étaient déplacés jeudi en avant-midi à l’entrée du parc de La Pulperie, l’étudiant a voulu se rafraîchir et a enlevé son chandail pour le tremper dans l’eau, avant de perdre pied.

Les enquêteurs poursuivaient leur travail jeudi afin d’identifier formellement le corps et compléter leur enquête sur le terrain.

Vers midi, la famille de l’étudiant international n’avait toujours pas pu être rejointe par les enquêteurs. «Avec le contexte actuel, c’est un peu plus difficile», a indiqué Luc Tardif.

Colocataires atterrés

Les trois colocataires, atterrés par la nouvelle, s’étaient déplacés à l’entrée du parc de La Pulperie, où les policiers contrôlaient l’accès au site des recherches. Ils espéraient obtenir l’autorisation de se rendre sur les lieux de la disparition et rejoindre les deux témoins.

Le jeune homme n’était pas un individu téméraire, ont assuré les étudiants. Il s’agissait d’une première randonnée dans le secteur pour la victime, contrairement à ses deux amis.

Les étudiants sont restés sur place quelques heures, assis par terre et se serrant dans leurs bras, jusqu’à ce que leurs amis, de retour du site de recherche, leur annoncent la triste nouvelle.

Les enquêteurs devaient les rencontrer ensuite de nouveau plus tard en après-midi.

Le drapeau en berne

L’UQAC a de son côté communiqué avec les autorités pour offrir son soutien, notamment pour communiquer avec la famille et soutenir également les amis de l’étudiant au besoin, a précisé au Quotidien Marie-Karlynn Laflamme, directrice du Bureau des affaires publiques de l’établissement.

L’institution était en attente de la confirmation de l’identité de l’étudiant. Si elle est obtenue, l’UQAC mettra son drapeau en berne. 

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LE DÉBIT DE LA RIVIÈRE RALENTI

Le ralentissement du débit de la rivière Chicoutimi, demandé par le Service de police de Saguenay dans la nuit de mercredi à jeudi, a permis de faciliter le travail des plongeurs et enquêteurs.

Le débit a été réduit de 70 m3/s à 20m3/s, à partir du barrage de Portage-des-Roches, à Laterrière. «Ça se faisait à 3h ce matin, parce que la réponse de la diminution de l’eau paraît cinq heures après», a précisé Denis Harvey, lieutenant du Service de police de Saguenay.

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HÉLICOPTÈRE EN RENFORT

L’hélicoptère de la Sûreté du Québec avait également été appelé en renfort mercredi et jeudi, en appui aux recherches menées jusqu’à 21h30 par les policiers, pompiers et ambulanciers de Saguenay aux abords de la rivière.

L’appareil, en provenance de Saint-Hubert, est arrivé à Chicoutimi vers 23h mercredi. Le secteur a alors été ratissé à basse altitude dans l’espoir de retrouver le jeune homme accroché à un arbre ou à une roche. Les recherches aériennes avaient ensuite repris tôt jeudi matin.

Le poste de commandement du SPS est arrivé par la suite sur les lieux en avant-midi, jeudi, de même qu’une civière mobile, un petit véhicule d’urgence tout terrain.

Les plongeurs de la Sûreté du Québec ont été appelés en renforts, jeudi, afin d’appuyer le Service de police de Saguenay dans ses recherches.
Policiers, pompiers et ambulanciers de Saguenay avaient ratissé les rives de la rivière Chicoutimi jusqu'à 21h, jeudi, dans le parc de La Pulperie.