Dominick Ménard lance sa websérie <em>Bonvélo</em>, qui explore des sentiers de vélo de montagne du Québec.
Dominick Ménard lance sa websérie <em>Bonvélo</em>, qui explore des sentiers de vélo de montagne du Québec.

Dévaler les plus beaux sentiers avec la websérie Bonvélo 

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
Passionné de vélo de montagne depuis l’âge de cinq ans, Dominick Ménard a lancé lundi sa websérie Bonvélo, qui fera découvrir aux adeptes de ce sport en nature les plus beaux sentiers du Québec.

« C’est la plus belle année pour le vélo de montagne. Ever, avance le Bromontois d’origine, qui a épousé la vie de van il y a plus de trois ans. En ventes de vélo, en fréquentation des sentiers et des pistes, en achats de billets pour les centres de cyclisme, ça a explosé à tous les niveaux. »

Habitant à temps plein dans sa van, Dominick peut ainsi se promener, « explorer sans stress » et découvrir les sentiers que la Belle Province offre en matière de vélo de montagne, BMX et pumptrack. Découvertes qu’il a décidé de partager aux autres par des capsules vidéos, parce que « le vidéo parle de lui-même, c’est la vérité telle quelle ».

Ainsi, cinq épisodes d’environ 12 minutes sont à ce jour terminés ou en voie de l’être, et ceux-ci seront diffusés sur la chaîne YouTube Bonvélo toutes les deux semaines.

Les prochaines capsules porteront respectivement sur les montagnes Vallée Bras-du-Nord, Empire 47, Les Sentiers du Moulin, Le Mont-Saint-Anne et Le Massif de Charlevoix.

Dominick souhaiterait naturellement inclure les sentiers de Bromont et d’autres de notre région dans sa série, « mais tout est une question de financement. C’est sûr que quand on a rien à présenter, c’est plus difficile. Mais j’ai espoir qu’avec le lancement de la série, ça va donner le ton, et que les gens vont me contacter pour que j’aille découvrir leur coin ! »

Une passion intuitive

Dominick Ménard a découvert le vélo de montagne très jeune. « Mes amis n’en faisaient pas, je ne connaissais pas tellement ça, mais j’avais une sorte d’attrait intuitif vers ça. À l’époque, c’était considéré comme un sport extrême, réservé aux hommes, aux bums, mais j’ai vu le sport évoluer et se démocratiser. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus accessible, je vois plus de monde en faire. Pour moi, ça a carrément changé ma vie », soutient celui qui a été tantôt athlète, tantôt représentant, tantôt vendeur dans l’industrie du vélo.

Une démocratisation du sport qui s’explique, selon lui, par deux choses. D’abord, les sentiers sont devenus plus accueillants dans leur conception. « On en trouve de toutes les sortes ». Puis, la technologie sur le vélo lui-même a changé. Tout ça, mélangé à l’attrait grandissant pour le plein air, « ça fait une tempête parfaite ».

Le désir de créer Bonvélo, il y a deux ans, allait donc en ce sens: faire découvrir ce sport en croissance, pas seulement réservé à des athlètes élites.

Dominick Ménard construit des pistes de BMX et <em>pumptrack</em> avec BMXpert, notamment dans la réserve crie Oujé-Bougoumou.

Leg à la communauté

En plus de sa websérie, Dominick Ménard s’implique dans la construction de sentiers, de pistes de BMX et de pumptrack. Travaillant présentement sur un tel chantier à Oujé-Bougoumou, une réserve crie dans le Nord-du-Québec, Dominick a le sentiment de « léguer quelque chose à la communauté ».

« C’est vraiment une expérience enrichissante, de créer une piste qui va durer longtemps, qui va voir plein de jeunes passer, s’amuser, et développer leurs habiletés. »

La compagnie pour laquelle il travaille, BMXpert, dont le bureau chef est à Shefford, en est à sa troisième piste construite dans une réserve autochtone, après Mistassini et Lac-Simon, en plus d’avoir été à l’origine de celle du Centre national de cyclisme de Bromont.

« L’avantage des pistes, c’est qu’elles sont asphaltées, donc le coût de maintenance est très faible. Elles sont multidisciplinaires, donc peuvent aussi servir aux skates, trottinettes, bref, tout ce qui roule sans moteur ! »

Permettant de faire bouger les jeunes et de créer un sentiment d’appartenance à la communauté, de telles pistes « pourraient carrément les sauver de mauvaises situations, par exemple ».

« Je trouve ça trippant, c’est assez unique. On voit déjà l’engouement des jeunes ici, ils viennent nous voir, posent des questions. Avec la base du BMX, le jeune peut ensuite partir vers ce qui l’intéresse. Par exemple, moi ça a été les descentes. »

Dans le but de toujours faire découvrir sa passion, Dominick Ménard, très présent sur les réseaux sociaux, documente et s’exprime, par l’écriture d’articles et par le partage de photos et de vidéos, sur sa passion du vélo, mais aussi sur sa « van life », une manière de vivre pour le moins originale et inspirante. Ainsi, son partenariat cette année avec VanLife MTL et Black Van s’est fait naturellement.

« Avoir des gens qui croient en ton idée, qui embarquent dans ton projet et qui te soutiennent, ça n’a pas de prix. »

Puisque Dominick Ménard et son équipe logent dans leurs vans, qui font office par le fait même de « mini-studio », ils sont autonomes lors des tournages. « Mon rêve, ce serait d’amener la série à la télévision. De vivre de ça, de passer le plus de temps possible sur mon vélo. »