Selon les premières estimations du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs, le feu de forêt dans le secteur de Chute-des-Passes, dans le nord du Lac-Saint-Jean, aurait affecté deux millions de mètres cubes de bois.
Selon les premières estimations du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs, le feu de forêt dans le secteur de Chute-des-Passes, dans le nord du Lac-Saint-Jean, aurait affecté deux millions de mètres cubes de bois.

Deux millions de mètres cubes de bois affectés par le feu de forêt de Chute-des-Passes

L’important feu de forêt en cours dans le secteur de Chute-des-Passes, au nord du Lac-Saint-Jean, aurait affecté un volume de bois allant jusqu’à deux millions de mètres cubes, selon les premières estimations.

Cette évaluation préliminaire du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, en date de lundi, présume que tout ce qui s’est retrouvé dans le territoire touché a été affecté par les flammes.

Le feu de forêt avait pris de l’ampleur avant d’atteindre une superficie de 72 000 hectares, lundi, selon les estimations de la Société de protection des forêts contre le feu, une évaluation qui a ensuite été revue à plus de 62 000 hectares, mardi. Il a depuis diminué en intensité en raison de la pluie tombée.

«Ceci dit, il est trop tôt pour déterminer ce qui sera récupérable et ce qui sera perdu. Ce genre d’évaluation est à prendre avec réserve, car réalisée selon les données disponibles à ce jour», a précisé Sylvain Carrier, relationniste de presse au ministère, dans un courriel transmis mardi en début de soirée.

Selon les dommages causés par l’incendie, les arbres qui n’ont pas été brûlés pourront être récupérés. Certains arbres brûlés pourraient également encore être récupérés afin d’être transformés. «Souvent, les cimes et les aiguilles des branches brûlent, mais les troncs sont épargnés et encore propices à la transformation», a ajouté M. Carrier.

Une majorité d’essences résineuses se retrouve sur ce territoire, qui rassemble des peuplements de différentes classes d’âge. Les jeunes peuplements brûlés seront cependant irrécupérables, leur diamètre étant insuffisant pour la transformation. Le sol de ces secteurs sera alors préparé avant d’être replanté dans la prochaine année.

Un combat contre le longicorne

Après un feu de forêt, le ministère procède «en urgence» à l’élaboration d’un plan d’aménagement spécial afin de récupérer le plus de matière ligneuse possible pouvant être transformée.

Cette opération a également pour but de réduire les impacts du feu de forêt sur la possibilité forestière, qui seront évalués par le forestier en chef. Dans l’unité d’aménagement forestier touchée par l’incendie, 1,3 million de mètres cubes d’essences résineuses d’arbres matures sont récoltés annuellement.

«C’est un combat contre la montre qui s’amorce contre le longicorne, un insecte xylophage qui s’installe dans les peuplements récemment brûlés», a expliqué Sylvain Carrier. Les larves de cet insecte se nourrissent du bois d’arbres endommagés, malades ou morts.

Dans le cadre du plan d’aménagement spécial, les activités de récolte planifiées dans des peuplements sains seront réorientées afin d’être priorisées dans les zones affectées par le feu. Les secteurs qui ne pourront être récoltés seront rapidement remis en production.

Rappelons que trois entreprises se séparent les territoires de coupes de l’unité d’aménagement forestier. Les territoires historiques de la Coopérative forestière de Petit Paris, de Saint-Ludger-de-Milot, petite municipalité du nord du Lac-Saint-Jean, se situent dans cette unité.

Arbec, du Groupe Rémabec, détient également des garanties d’approvisionnement au sein de cette unité pour alimenter sa scierie de L’Ascension. Produits forestiers Résolu y possède des garanties d’approvisionnement inférieures à 25% des volumes de bois disponibles.