Deux jeunes hommes coupables d’abus sexuel sur des enfants

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
Deux hommes, âgés de 19 et 22 ans, ont admis avoir eu des contacts sexuels avec des enfants de 11 et 12 ans de leur entourage. Bien que les dossiers ne soient pas reliés, les deux individus ont plaidé coupables à tour de rôle, mardi matin, devant le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, au Palais de justice de Chicoutimi.

En premier lieu, Steven Larocque, âgé de 22 ans, a avoué avoir touché et embrasser une jeune fille de 11 ans, lors d’un rassemblement festif, en août 2018. Larocque connaissait l’enfant et les actes ont été commis dans une salle de bain. Il y a eu échange de touchers et de baisers. Selon le récit qu’a fait la procureure de la Couronne, Me Nicole Ouellet, Larocque aurait tenté de pénétrer la victime à plus d’une reprise, mais sans succès.

La jeune fille a raconté les gestes à ses proches, qui ont confronté l’accusé. Le jeune homme a nié au départ, mais une plainte a été déposée à la police et une enquête a été initiée. L'individu a finalement admis les faits et a enregistré un plaidoyer de culpabilité, mardi matin.

La réalisation de rapports présentenciel et sexologique a été ordonnée par le juge Pierre Simard. L’individu sera de retour devant les tribunaux le 26 mai, pour les observations sur la peine.

Une peine minimale de 90 jours de prison s’applique dans son cas, puisque l’accusation a été portée par infraction sommaire.

Un second accusé

Le deuxième individu, Simon Maltais-Lemieux, est âgé de 19 ans. Il a avoué avoir touché les seins et les parties génitales d’une fille de 12 ans, également de son entourage. Les événements se sont déroulés en février 2019, dans le secteur de Shipshaw.

L’homme avait été épinglé au lit avec la jeune fille et une plainte a été déposée aux autorités. Les enquêteurs avaient saisi les vêtements de la victime et l’ADN de l’accusé avait été découvert dans les petites culottes de l’enfant.

Maltais-Lemieux a plaidé coupable, mais assure qu’il n’y a eu aucune pénétration.

La confection de rapports présentenciel et sexologique a également été ordonnée par le juge Pierre Simard.

Tout comme Steven Larocque, Simon Lemieux-Maltais sera de retour en cour le 26 mai, pour ses observations sur la peine.

Dans son cas, aucune peine minimale n’est prévue, étant donné que l’accusation a été portée par acte criminel. En effet, alors que la peine minimale pour un contact sexuel sur une mineure était auparavant de 12 mois de prison, la Cour d’appel du Québec a jugé cette situation inconstitutionnelle en 2018.

La procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Me Nicole Ouellet, est chargée de la majorité des dossiers à caractère sexuel.