Un pitbull

Deux femmes gravement blessées par leurs chiens dans Lanaudière

Deux femmes de 31 et 73 ans reposent à l’hôpital après avoir été gravement blessées aux bras par leurs propres chiens.

Les services d’urgence ont été appelés à intervenir, peu avant 10h mardi matin, dans une résidence de Sainte-Béatrix, près de Saint-Jean-de-Matha dans Lanaudière, à la suite de l’attaque.

Les ambulanciers ont aussitôt pris en charge les deux femmes pour les transporter d’urgence à l’hôpital, alors que les policiers se sont chargés de faire en sorte que les deux bêtes soient remises au service de contrôle animalier de la municipalité.

«Elles ont subi de sérieuses blessures nécessitant des soins particuliers à l’hôpital, a précisé la sergente Éloïse Cossette, de la Sûreté du Québec. On ne craint pas pour leur vie, mais les blessures sont sérieuses.»

Les deux chiens sont un pitbull âgé d’un an et un berger australien de race mixte qui est un peu plus jeune, selon la Sûreté du Québec.

Les deux chiens vivaient avec les victimes et les policiers doivent maintenant déterminer ce qui a provoqué l’incident.

Ils doivent aussi éclaircir si les deux chiens ont attaqué les résidantes ou si l’agression est imputable à un seul animal et, si tel est le cas, lequel.

D’autres personnes se trouvaient dans la résidence au moment du drame, mais elles n’ont pas été blessées et seront interrogées par les policiers.

Le sort des deux bêtes reste à déterminer.

Réglementation à venir

Dossier qui soulève les passions s’il en est un, le contrôle des chiens dangereux n’a jamais été complètement réglé par l’ex-ministre libéral de la Sécurité publique Martin Coiteux, lui qui avait pris le dossier en mains et avait présenté une loi à cet effet.

Sa successeure, Geneviève Guilbault, a qualifié la loi en question d’»assez vague», surtout parce que ses paramètres d’application demeurent inconnus.

«La loi qui a été adoptée n’est pas opérationnelle à ce stade-ci», a-t-elle dit, mardi, lorsqu’interceptée par les journalistes à l’Assemblée nationale.

«Ça prend un règlement pour venir préciser les modalités d’application et la portée de la loi.»

Mme Guilbault a dit être à réviser les travaux déjà réalisés dans ce dossier et a promis d’arriver avec une proposition «dans les prochains mois».

Cela ne l’a pas empêchée de constater que «les chiens font des victimes malheureusement un peu partout au Québec», en faisant référence à l’événement de Lanaudière.

La ministre de la Sécurité publique s’est dite convaincue qu’il faudra «mieux encadrer la possession des chiens au Québec, des chiens dangereux, bien sûr, mais de l’ensemble des chiens», tout en reconnaissant l’obstacle que pose la définition de chien dangereux.

«On a beaucoup parlé des races, les pitbulls et tout ça, mais la question des races peut devenir difficile à déterminer», a-t-elle dit.

Bien que sa réflexion n’en soit qu’à ses balbutiements, elle a quand même fait part de son intention de préparer «un règlement capable d’encadrer l’ensemble des chiens au Québec», tout en voulant laisser une certaine souplesse aux municipalités, à qui son gouvernement fournirait «une espèce de base réglementaire (...) à laquelle les municipalités pourraient venir ajouter des règlements plus sévères si elles le souhaitent».