La Sûreté du Québec a interrompu ce qui pourrait bien avoir été une réunion de membres du groupe criminalisé Rock Machine, samedi soir, à Farnham.

Des Rock Machine arrêtés dans l'église ayant appartenu à Arcade Fire

La Sûreté du Québec a interrompu ce qui pourrait bien avoir été une réunion de membres du groupe criminalisé Rock Machines, samedi soir, à Farnham. Les policiers ont surpris une dizaine de motards dans l’ancienne église de la rue Saint-Joseph et y ont saisi des comprimés de drogue, des bouteilles d’alcool et des armes prohibées. Deux personnes ont été arrêtées puis relâchées.

La division estrienne des enquêtes sur le crime organisé de la Sûreté du Québec avait reçu des informations provenant du public, en cours de journée samedi. Ces informations ont permis aux policiers de débarquer sur place vers 19 h 30.

Les policiers ont alors constaté la présence de sept hommes et deux femmes, dont plusieurs portaient les couleurs du groupe criminalisé. Deux hommes ont été arrêtés puis libérés sous la promesse de comparaître. Ils pourraient être accusés de possession de méthamphétamine.

La perquisition de l’endroit a permis la saisie de dizaines de comprimés de méthamphétamine, neuf vestes aux couleurs des Rock Machine, des armes prohibées et plusieurs contenants et bouteilles d’alcool.

Selon l’agent d’information de la SQ Louis-Philippe Bibeau, c’est une enquête portant sur la possession de stupéfiants et des infractions en vertu de la Loi sur les infractions en matière de boissons alcooliques qui a mis les enquêteurs sur la trace des Rock Machine.

Ancien studio d’Arcade Fire

Le bâtiment perquisitionné par la Sûreté du Québec est une ancienne église presbytérienne construite en 1886. L’endroit est surtout connu pour avoir accueilli le studio du groupe canadien Arcade Fire, de 2005 à 2013.

L’église située au 401, rue St-Joseph est maintenant la propriété de Adrenaline Montréal Inc, selon le rôle de taxation de la Ville de Farnham.

« On ne sait pas si c’est un local qu’ils ont loué pour une seule journée ou s’ils étaient présents régulièrement. Ce qui est sûr, c’est qu’ils sont repartis sous escorte policière », conclut Louis-Philippe Bibeau.