Le score (une défaite de 41-10) à Hamilton vendredi dernier ne rend pas justice à notre performance, estime le joueur des Alouettes, Christophe Normand.

Des papillons dans l’estomac

CHRONIQUE / Je l’avoue : j’ai des papillons dans l’estomac, je suis fébrile. Non, ce n’est pas un match comme les autres qui m’attend jeudi soir au stade Percival-Molson de l’Université McGill.

Face aux Tiger-Cats de Hamilton, ce sera notre match d’ouverture locale. Et pour moi, ce sera mon véritable premier match devant mes nouveaux partisans.

Le match d’ouverture locale, c’est toujours spécial. Mais cette année, ça l’est encore plus. Je suis Québécois et voilà que je porte l’uniforme de l’équipe de football du Québec, les Alouettes. Et j’en suis très fier.

L’organisation prépare un gros show. Ça va être l’fun. Il y aura un tapis rouge avec un paquet de célébrités et d’artistes du Québec, il y aura un très gros tailgate party, etc. Et les gens pourront voir notre nouvel uniforme, que je trouve personnellement très beau.

Je ne suis pas un vendeur, je suis un joueur. Mais je suis convaincu que les gens qui vont venir au stade jeudi vont passer une belle soirée.

Oui, nous avons perdu face aux Tiger-Cats à Hamilton l’autre soir. Mais le score (41-10) ne rend pas justice à notre performance. C’était 15-3 à la demie et nous étions encore dans le match. Les choses se sont mises à mal aller en deuxième demie à la suite de quelques erreurs.

Nous avons eu de belles séquences à l’attaque et nous avons réussi des interceptions. Malgré la défaite, on peut construire sur cette performance.

Et les Ti-Cats, ne l’oublions pas, sont les grands favoris dans l’Est cette année. C’est une bonne équipe, une équipe qui joue du football très physique. Justement, nous devons nous ajuster à leur façon de jouer, il faut s’imposer physiquement à notre tour. Ça risque d’être une vraie bataille de rue jeudi chez nous…

Aussi, il faudra profiter des revirements que nous allons créer. Comme au hockey, il faut profiter des chances que l’adversaire nous offre.

Et si vous vous posez la question, le moral est bon dans le vestiaire. La saison est longue, nous avons des choses à travailler, mais la confiance est là. Je le répète, nous avons un très bon groupe de joueurs.

Alors oui, j’ai hâte à jeudi. Très hâte à part ça! Vous allez venir faire votre tour?

Chapeau, M. Brodeur-Jourdain

Le match de jeudi sera aussi très, très spécial pour Luc Brodeur-Jourdain, qui disputera son tout dernier match avant de prendre sa retraite.

Un ancien du Rouge et Or de l’Université Laval comme moi, Luc a eu une magnifique carrière. Il a été une inspiration pour de nombreux joueurs québécois. S’il embrasse la carrière d’entraîneur, je suis convaincu qu’il sera très bon. Il est passionné, il connaît la game et il n’hésite jamais à partager ses connaissances avec les autres.

En plus, c’est un maudit bon gars. Quand on pense à une bonne personne, à une personne généreuse, on pense à lui.

J’espère que les amateurs vont lui réserver une très chaleureuse ovation. Il le mérite vraiment.

— Propos recueillis par Michel Tassé