Des milliers de Magogois affectés par l’incendie majeur [VIDÉO et PHOTOS]

Des immeubles détruits, de nombreuses personnes à la rue, un centre-ville bouclé et une odeur de fumée qui flotte à des kilomètres à la ronde. Le violent incendie qui a éclaté en bordure de la rue Principale, à Magog, a affecté de près ou de loin des milliers de résidants de cette ville mardi.

Le feu qui s’est déclaré au centre-ville de Magog, durant la nuit de lundi à mardi, serait l’un des plus importants à avoir fait rage dans cette ville. «C’est une des plus grandes interventions de l’histoire pour nos pompiers», affirme le nouveau directeur du service de protection incendie de la Ville de Magog, Sylvain Arteau.

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Elle assiste à la destruction de son commerce

Levée des mesures d’urgence à l’hôpital de Magog

Au plus fort du brasier, le panache de fumée était visible sur de nombreux promontoires tout autour de la ville. Les citoyens des zones les plus touchées ont d’ailleurs été invités à demeurer à l’intérieur de leur domicile pour éviter de respirer la fumée.

Deux immeubles, abritant de nombreux commerces et logements, ont été rasés par les flammes et deux autres ont été sévèrement endommagés. Selon le dernier décompte, les noms de 26 personnes figuraient sur la liste des sinistrés. Plusieurs de ces gens ont été accueillis à l’Espace culturel de Magog, qui se trouve tout juste sous la Bibliothèque Memphrémagog.

Au total, une soixantaine de pompiers en provenance de Magog, Sherbrooke, Eastman, Orford, Thetford Mines, Ayer’s Cliff, Austin et Saint-Denis-de-Brompton ont déployé des efforts pour éteindre le brasier.

«Ils ont travaillé dans des conditions extrêmement difficiles. Je suis très fier d’eux», remarque Sylvain Arteau.

Pendant les premières minutes de l’intervention, les pompiers ont secouru une personne qui se trouvait au troisième étage avec l’aide de leur grande échelle. Ce sinistré n’aurait été que légèrement incommodé par la fumée.

EN PLEINE NUIT

Le brasier s’est déclaré vers 3h30 mardi au 12 de la rue Deragon. Un résidant du secteur avait préalablement contacté les services d’urgence en affirmant que des prises électriques laissaient échapper de la fumée dans son logement.

«À l’origine, on a reçu un appel pour un trouble électrique. Mais on a finalement eu affaire à un incendie.»

En raison des forts vents qui soufflaient mardi, la propagation des flammes s’est effectuée à grande vitesse. La chaleur était si intense, à un certain moment, que des vitres ont volé en éclats à une quinzaine de mètres du lieu de l’incendie.

Des boyaux appartenant aux services de protection incendie ont également brûlé.

«À cause de la force des flammes au début, il a fallu qu’on commence en faisant une attaque défensive à partir de l’extérieur du bâtiment. Une des choses qu’on a rapidement effectuées, c’est de refroidir les immeubles autour pour ralentir la propagation. La situation aurait été bien pire sans le bon travail des pompiers», relate M Arteau.

RUES ET SERVICES FERMÉS

Les automobilistes qui traversent quotidiennement le centre-ville de Magog ont dû se résigner à emprunter un trajet alternatif mardi. En outre, des portions des rues Principale et Saint-Patrice ont été fermées à la circulation automobile.

L’hôtel de ville de Magog, le bureau de poste voisin de même qu’une série de commerces de la rue Principale ont par ailleurs gardé leurs portes closes. Les écoles dans le voisinage sont demeurées ouvertes, mais les enfants sont restés à l’intérieur toute la journée.

Se trouvant à proximité du lieu du sinistre, le centre de santé de Magog a fonctionné durant un moment grâce à des génératrices. Cela explique pourquoi la direction du Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux de l’Estrie - CHUS invitait les gens à ne pas se présenter sur place mardi.

Les usagers du centre de santé qui avaient été convoqués à un rendez-vous en clinique externe ou pour un examen d’imagerie médicale, mardi, recevront un appel pour planifier un nouveau rendez-vous.