Alister Gardner propose le sentier Hummus, dans le réseau de la montagne au Parc des Sommets, un sentier de descente réservé aux cyclistes de montagne et aux coureurs en sentier, qui propose un bon niveau technique et une surface facile à courir.
Alister Gardner propose le sentier Hummus, dans le réseau de la montagne au Parc des Sommets, un sentier de descente réservé aux cyclistes de montagne et aux coureurs en sentier, qui propose un bon niveau technique et une surface facile à courir.

Des heures de plaisir au Parc des Sommets

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
La pandémie ne permet pas aux Québécois de s’évader à l’étranger. Nombreux sont ceux et celles qui se sont tournés vers les sports de plein air pour profiter de leurs vacances estivales. Adeptes de plein air, les journalistes Cynthia Laflamme et Karine Blanchard vous proposent des sentiers à découvrir — ou redécouvrir — aux quatre coins de la région, en randonnée, à la course, ou en vélo de montagne. Cette semaine, suivez le guide au Parc des Sommets à Bromont!

Huit heures, 22 degrés Celcius, taux d’humidité de 91 %. L’impression de respirer dans un bol d’eau ne nous empêche pas de lacer nos chaussures de course. Rendez-vous au P7, dans le haut de la rue O’Connor, à Bromont. Devant l’affiche des sentiers de ce secteur du Parc des Sommets, Alister Gardner propose deux boucles.

La première pour les coureurs en sentier qui débutent ou qui sont de niveau intermédiaire, et la deuxième pour les plus expérimentés n’ayant pas peur de s’attaquer à un sentier parsemé de dénivelés, de roches et de racines, et d’en descendre un tout aussi difficile. C’est cette dernière que nous avons choisie pour notre sortie.

L’ultra-traileur, comme on les appelle dans le milieu, a accepté de guider l’auteure de ces lignes sur un de ses sentiers coup de cœur : Hummus (M41). Mais comme il s’agit d’un sentier de descente de vélo de montagne, seuls les coureurs peuvent y aller. Ils doivent également l’emprunter dans le même sens que les cyclistes.

Pour s’y rendre, il faut donc monter. La boucle difficile qu’il propose est de grimper la m50, ou Coureurs des bois, un sentier réservé aux piétons — randonneurs ou coureurs —, jusqu’au sommet du mont Bernard. Puis, les coureurs peuvent emprunter le sentier Sarahescence qui connecte avec le Farfadet (M37). Une fois de plus, ces sentiers sont réservés aux cyclistes et coureurs.

« Après ça, je remonte la Hollywood (M29) pour aller chercher la Hummus. C’est une grosse boucle pour de bons coureurs qui veulent faire un bon dénivelé avec des terrains variables », dit Alister Gardner.

Technique, mais roulant

Il faut préférablement avoir de bonnes techniques de descente pour emprunter la Hummus. Dans sa première section, le sentier est particulièrement étroit et c’est facile d’aller vite. Les techniques de descente sont alors pratiques pour bien contrôler notre foulée.

« J’aime beaucoup la Hummus, qui est un losange noir, parce que c’est technique, mais c’est quand même très roulant. Il y a une ou deux sections où il faut regarder ce qu’on fait avec nos pieds, mais sinon tu peux aller quand même vite », poursuit l’athlète.

Les écouteurs ne sont pas recommandés puisqu’il faut rester à l’affût des cyclistes qui peuvent arriver à grande vitesse derrière nous. Un sourire et des encouragements sont toujours appréciés et permettent d’entretenir une bonne cohabitation entre les passionnés de course et ceux de vélo de montagne.

Après cette descente effrénée, les jambes élancent et les poumons brûlent. Les effets de la chaleur et de l’humidité s’entremêlent avec la sueur de l’effort.

Le sentier La Grive, au réseau du mont Gale, offre un magnifique paysage pour la montée au sommet.

Escarpé

Le contraire du sentier Hummus est le Coureurs des bois qui a été conçu pour les randonneurs et les coureurs. Elle est cependant très technique et difficile à courir. Il s’agit d’un bon sentier pour grimper au sommet du mont Bernard.

Le sentier est plutôt escarpé avec, à un endroit, ce qui pourrait sembler être un dépôt de roches. Des escaliers ont aussi été aménagés par les Amis des sentiers, de même qu’une plateforme avec une magnifique vue sur un ruisseau dans la vallée.

Plus en hauteur, il vaut la peine de garder l’œil vers la gauche pour ne pas manquer le point de vue sur l’horizon.

Au sommet, l’organisme mandaté pour l’entretien et la création de sentiers a construit de nouvelles plateformes ainsi que des tables sur les deux versants, en plus de dégager la vue. Par temps clair, il est possible d’y voir le mât du stade olympique.

La boucle plus facile, mais tout aussi belle et plaisante, que propose Alister Gardner, consiste à monter par le sentier Hollywood puis à prendre la piste Richard (M33) et redescendre jusqu’au Farfadet, qui rejoint le stationnement.

Réseau du lac Gale

Le réseau du mont Gale est pratiquement consacré qu’aux sports piétons. Les vélos de montagne ainsi que les cavaliers et leur monture ont accès à deux sentiers.

Plusieurs sentiers offrent des paysages enrobant à couper le souffle. La forêt y est mature avec des arbres parfois longilignes, parfois tordus par l’âge.

La randonnée que je vous propose est de longer le lac Gale, à partir du stationnement dont l’accès se trouve sur le chemin du lac Gale, sur le sentier nommé Grèbe (G3) pour aller chercher la Grive (G8) par le Gros Bec (G5) et la Grillon (G1). Sur la Grive, les arbres y sont très grands et la végétation au sol bien fournit, ce qui donne une ambiance aérienne. Des rochers parsèment le sentier et, surtout, celui-ci mène au sommet qui offre une vue imprenable sur le lac et les montagnes au loin. À parcourir particulièrement à l’automne.

La Phooz, dans le réseau du mont Oak, est une piste réservée aux vélos de montagne.

Et le vélo ?

Bromont est reconnu pour ses sentiers de vélo de montagne. Étant débutante et amatrice de cross-country, je n’ai pas encore exploré le secteur montagne du Parc des Sommets. Par contre, le secteur du mont Oak propose de très beaux sentiers à dévaler sur deux roues.

La majorité des sentiers sont par ailleurs conçus pour ce sport. Sur une vingtaine de pistes, les marcheurs ou coureurs sont autorisés sur sept d’entre eux. Les chevaux peuvent en emprunter cinq.

J’affectionne la descente par le sentier Phooz qui, avec ses courbes, ses montées, ses structures, offre un bon niveau de difficulté. Pour augmenter l’adrénaline, j’emprunte le nouveau sentier, qui ne se trouve toujours pas sur les cartes et qui n’a pas encore de nom, qui se prend à gauche à partir de la Phooz.

Il faut avoir des aptitudes en sauts... ou de bons freins. Il suffit d’y aller selon son niveau. Cette piste est parsemée de sauts, de courbes serrées et même de structures pour augmenter le niveau de difficulté.

C’est facile d’y prendre de la vitesse et d’avoir un sentiment grisant.

Elle aboutit près du stationnement, rue du Pacifique Ouest, après trois immenses sauts à ne pas prendre à la légère.

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BON À SAVOIR

Randonneur ou coureur adulte non-résident journalier : 9,57$

Abonnement annuel : 51,31$

Cycliste de montagne adulte non-résident journalier : 16,52$

Abonnement annuel : 118,29$

Résident : gratuit

Billets : bromont.net ou sentiersbromont.org