Des bruits inexpliqués entendus au domaine Howard, cette ancienne résidence du sénateur Charles Benjamin Howard, ont convaincu les « enquêteurs » de Ghosts in time d’y investiguer,

Des chasseurs de fantômes au domaine Howard [VIDÉO]

SHERBROOKE — Des bruits inexpliqués entendus au domaine Howard, cette ancienne résidence du sénateur Charles Benjamin Howard, ont convaincu les « enquêteurs » de Ghosts in time d’y investiguer, à la recherche d’activités paranormales. Les deux hommes derrière l’entreprise, Frédérick Proulx et Christophe Weber, se sont rendus dans l’édifice occupé par Destination Sherbrooke en juillet dernier.

Sur sa page YouTube, où une vidéo de l’expérience est diffusée, Ghosts in time se définit comme une équipe de « chasseurs de fantômes du Québec qui visitent des lieux remplis d’histoire ou ayant connu des tragédies à la recherche de traces du passé ».

À lire aussi: Granada: les sièges partent, mais Georges reste [VIDÉO]

Dur coup pour le projet de la prison Winter

« Ghosts in time existe depuis cinq ans. C’est différent des autres groupes d’enquêteurs parce que l’aspect historique nous intéresse. Nous n’allons pas dans les maisons privées. Nous faisons des recherches pour savoir s’il y a eu des décès dans l’endroit à visiter. Nous n’avons pas le choix de faire des recherches pour orienter nos questions. Il s’agit d’un passe-temps et nous ne faisons pas d’argent avec ces activités », explique Frédérick Proulx.


« « C’est vrai qu’il est difficile de faire la différence entre le vrai et le faux, mais tous ceux qui sont venus ont constaté que nous n’inventons rien. » »
Frédérick Proulx, de Ghosts in time

Myriam Rioux-Denis, superviseure au développement touristique à Destination Sherbrooke, explique que Ghosts in time l’avait contactée pour obtenir les coordonnées des responsables de la prison Winter. 

« Nous lui avons dit que nous observions des phénomènes inexpliqués dans nos bureaux, au fil des ans, et il m’est revenu avec une demande. Comme ce n’était pas engageant, nous avons accepté qu’ils visitent nos bureaux après les heures de travail. »

Trois employés curieux de Destination Sherbrooke ont offert de superviser bénévolement la visite. « Je ne crois pas particulièrement aux fantômes, mais je ne veux pas nécessairement savoir si certains pensent qu’il y a des activités paranormales. »

Les activités inexpliquées constatées par les employés incluent des bruits de porte et des bruits de pas, alors qu’ils sont seuls au bureau, ou un pot de fleurs qui tombe sans raison. « Il est possible que ce soient des craquements qui font tourner notre imagination. »

Dans une vidéo publiée sur YouTube illustrant l’expérience du domaine Howard, les deux hommes utilisent une « ghost box », une radio qui balaie les ondes à haute vitesse, de même qu’une lampe de poche qui allumerait et s’éteindrait pour communiquer avec des entités. Des sous-titres déchiffrent les mots qui pourraient avoir été entendus dans la radio.

« Apparemment que nous pouvons communiquer avec des personnes décédées à travers le white noise. Nous avons souvent des réponses de personnes dont nous ne connaissions même pas l’existence. C’est vrai qu’il est difficile de faire la différence entre le vrai et le faux, mais tous ceux qui sont venus ont constaté que nous n’inventons rien. Nous n’avons pas de gadgets avec des boutons pour contrôler à distance. Ce qu’on voit est inexplicable », rapporte Frédérick Proulx.

La lampe de poche, qui s’allume en dévissant une extrémité, est déposée sur une table au point de contact. « S’il y a des changements de température subits, ça change les données, mais la température n’a pas changé pendant nos enquêtes. »

M. Proulx n’utilise par ailleurs pas le mot fantôme pour expliquer les bruits ou les mouvements répertoriés. « C’est surtout qu’on ne trouve pas d’explication. Nous n’avons des preuves physiques de rien. Nous ne pouvons rien prouver. »

Mouvement surprenant

Le mouvement le plus surprenant, rapporte-t-il, est celui de la radio « ghost box », penchée pendant plusieurs minutes, qui s’est relevée toute seule.

Témoin de l’exercice, Myriam Rioux-Denis a ses réserves concernant les sons de la « ghost box ». « J’ai de la misère à saisir ce qui se passait là-dedans. Il y avait tellement de bruit. C’est sûr qu’on va croire qu’on entend quelque chose qui est lié à notre question. C’est plus l’histoire de la lampe de poche que je m’explique mal. Si c’était arrangé, le trucage était très bon. »

Le mouvement inexpliqué de la « ghost box » l’a néanmoins déstabilisée. « Je ne veux plus travailler toute seule dans le bureau où c’est arrivé. »

Frédérick Proulx rapporte qu’il s’agissait d’une première enquête à Sherbrooke, alors qu’une tentative de faire des recherches au manège militaire a avorté. Il tente néanmoins d’obtenir la permission d’aller au Théâtre Granada, où un spectateur est décédé dans un siège du balcon dans les années 1940.

Enfin, M. Proulx et son collègue ont été approchés par l’émission Infiltration, diffusée à Z, pour une possible participation à un futur épisode.

L’équipe de Ghosts in time s’est rendue au domaine Howard l’été dernier pour y enquêter sur des phénomènes inexpliqués.