Décès à Valcourt: «La victime saignait abondamment»

En traversant la vitrine du commerce Passion Rock de Valcourt, un individu de 27 ans s’est vraisemblablement sectionné une artère située derrière la jambe ce qui a entraîné son décès quelques minutes plus tard.

Les traces de sang au travers les éclats de vitre du commerce situé à l’intersection des rues de la Montagne et Saint-Joseph à Valcourt de même que celles nettoyées sommairement à la station-service Shell-Bonisoir où la victime a été secourue demeuraient encore, mardi avant-midi, des traces du drame qui s’était joué la veille.

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Si les enquêteurs des crimes majeurs de la Sûreté du Québec poursuivent leurs analyses des différentes hypothèses qui pourraient expliquer cet événement survenu lundi vers 13 h, les personnes qui ont tenté de réanimer l’homme de 27 ans se remettaient tant bien que mal de leurs émotions.

Marco Baroni a raconté à La Tribune avoir passé plusieurs minutes à faire un massage cardiaque à la victime dans le stationnement de la station-service.

« Ce sont les employés du dépanneur qui lui sont venus en aide en premier. Lorsqu’ils sont venus me demander de les aider, j’ai constaté qu’il y avait au moins deux pouces et demi de sang dans le véhicule de la victime et que lui-même saignait abondamment », explique Marco Baroni.

Ce dernier de même qu’une infirmière avec qui il a effectué les manœuvres de réanimation ont constaté la blessure importante derrière la cuisse de la victime. Marco Baroni croit que l’artère fémorale a été sectionnée lors de l’événement.

« Il saignait d’un peu partout, mais c’est surtout derrière la jambe que la coupure était la plus importante. Il se vidait littéralement de son sang. Nous avons continué à pomper son cœur en attendant les ambulanciers. Je crois cependant qu’il était mort bien avant qu’ils arrivent », se désole Macro Baroni.

Marco Baroni

Sous le choc, ce dernier n’a pas beaucoup dormi dans la nuit de lundi à mardi.

« Je ne connaissais pas la victime pas plus que je connaissais le commerce où ça s’est déroulé. Toute cette affaire est bien triste », signale Marco Baroni.

Un enquêteur, un technicien en identité judiciaire et même une policière pour prendre des images de la scène du haut des airs avec un drone ont passé plusieurs heures à recueillir des indices à Valcourt.

Les éclats de la vitrine du commerce située à environ cinq pieds du sol ont été projetés vers l’extérieur ce qui permet de tirer l’inférence que la victime est passée à travers.

Pour le moment, la SQ ne veut confirmer ou infirmer aucune hypothèse concernant les moments qui ont précédé ce drame.