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François-Philippe Champagne
François-Philippe Champagne

De nouvelles fonctions pour le ministre Champagne: «On doit assurer une relance économique»

Gabriel Delisle
Gabriel Delisle
Le Nouvelliste
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Trois-Rivières — François-Philippe Champagne se voit confier par le premier ministre Justin Trudeau le ministère de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie du Canada alors que le pays fait face en cette période de pandémie à d’importants enjeux économiques. Le député de Saint-Maurice—Champlain souhaite que l’innovation soit au coeur de cette relance économique post-COVID.

«Les deux enjeux les plus importants qui nous intéressent présentement sont la santé et l’économie», mentionne en entrevue le nouveau ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie.

«Le vaccin nous donne de bons espoirs et on doit assurer une relance économique pour créer des emplois.»

Depuis son arrivée à la Chambre des communes en 2015, François-Philippe Champagne s’est vu confier pas moins de quatre ministères. Après le Commerce international, l’Infrastructure et des Collectivités ainsi que les Affaires étrangères, voilà qu’il prend les rênes de ce qui est ni plus ni moins que le ministère de l’économie fédéral. Le député de Saint-Maurice—Champlain estime que ses expériences passées lui seront très utiles dans son mandat de relance économique.

«C’est le ministère de la croissance économique. On va s’assurer d’investir maintenant pour avoir de la prospérité dans le futur en ciblant les secteurs clés», ajoute François-Philippe Champagne qui souligne du même coup la volonté du gouvernement fédéral de miser sur une économie plus verte.

«En Mauricie, on parle beaucoup de chimie verte, de batteries, de biotechnologie ou du centre de l’hydrogène. On a des éléments chez nous qui nous permettent d’entrevoir cette croissance économique plus verte.»

Depuis près d’un an, des pans entiers de l’économie ont été mis en pause forcée par la pandémie. Avec la reprise que laisse entrevoir le vaccin, l’innovation doit guider bien des entreprises, estime François-Philippe Champagne. Cela pourrait se traduire, dit-il, par une plus grande participation des entreprises québécoises, comme de la région, dans la chaîne d’approvisionnement des véhicules électriques.

«Au Québec, 98 % de l’énergie qu’on produit est renouvelable. J’ai toujours rêvé du manufacturier vert et de la logistique verte. Québec a les outils au niveau énergétique pour attirer des entreprises et faire le virage économique que les gens souhaitent tant à la suite de cette pandémie», croit le ministre fédéral.

Le projet de train à grande fréquence s’intègre dans ces efforts de développement d’une économique plus verte. De plus, François-Philippe Champagne entend bien se pencher sur les projets de développement du Port ainsi que de l’aéroport de Trois-Rivières afin de voir comment son nouveau ministère pourrait les aider.

François-Philippe Champagne a été nommé ministre des Affaires étrangères du Canada en novembre 2019 alors que les relations avec les États-Unis étaient complexes et que celles avec la Chine étaient tendues. Comme chef de la diplomatie canadienne, il était aussi l’ultime responsable du rapatriement de milliers de Canadiens coincés à l’étranger lorsque la pandémie a paralysé la planète en mars dernier.

Malgré les nombreux défis inhérents à ce poste, François-Philippe Champagne avoue avoir vécu «une expérience extraordinaire». Il quitte toutefois ses fonctions aux affaires étrangères quelques jours seulement avant le changement de l’administration américaine qui devrait faciliter les relations diplomatiques entre les deux pays.

«Je n’ai jamais choisi le chemin le plus facile», avoue-t-il.

«L’année 2020 n’a pas été une année de tout repos. On a fait le plus grand rapatriement de l’histoire du Canada. On a eu l’attaque sur le vol 752 en Iran, on a eu évidemment les enjeux avec la Chine et la pandémie.»